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#1 15-04-2008 23:04:41

Rashkar
Résidant de Jericho
Lieu: Dublin
Date d'inscription: 11-04-2008
Messages: 43

Fin d'un monde.

Voilà, je propose à mon tour ma Fanfic sur Jericho.


Chapitre 1 :

Today is the first day, of the rest of our life.


Dublin, Jour 1 00h30 locale
Carl MacNahra


-Bordel de merde !
Le téléphone vola à travers la pièce pour finalement s’écraser conte le mur du salon. Carl n’en pouvait plus, il allait craquer. La télé ne donnait que très peu d’informations, mais on parlait de plus d’une dizaine de villes américaines touchées. C’était la guerre.
Carl se laissa tomber sur son canapée en essayant de retenir ses larmes. Le téléphone était en miette, mais il s’en fichait. Son père était à Washigton pour un voyage d’affaire. Et ils disaient que Washington était l’une des villes touchées...
-Non c’pas vrai !
Carl fila dans la cuisine pour prendre une bière dans le frigo. Il devait réflechir, rester calme. Voyons, il était quelle heure. Minuit et demi. Les bombes avaint pétées à 21h heure Irlandaise. Son avion atterissait à...
-Et merde !
Carl se laissa tomber au sol pour pleurer. L’avion de son père avait attérie à 19h heure Irlandaise. Soit deux heures avant les explosions.
Bon se ressaisir. Reflechir. Qu’est ce qu’il fallait faire dans ces cas la. Carl maudit son appartement. Jamais internet ne lui avait manqué à ce point la.
Bon, il fallait faire quelque chose. Se ressaisir. C’était la guerre. Les USA vont riposter, s’ils le peuvent. C’est sur. Tout allait mal finir.
Une gorgée, une longue gorgée. Il fallait quitter la ville. Vite. Pour aller ou ?
Une carte. Il en trouva une dans la boîte à gants du 4x4 toyota noir de son père... Il fallait s’éloigner des villes, mais dans quelle direction aller.
Il se souvint alors d’un petit village qu’il avait visité avec son père avant d’emmenager à Dublin. Carl avait refusé, cr il était loin de tout, mais ce village ressemblait maintenant à un paradis. Loin de tout.
Taclaogh, au nord de Longford, à environ deux cents kilomètres de Dublin, non loin de la frontière avec l’Irlande du Nord. L’endroit revé, ou presque. Seulement trois cents habitants.
Après avoir préparé quelques affaires, Carl prit le fusil de chasse de son père –au cas ou- quelques vétements chauds, de l’eau, un peu de nourriture, une couverture en laine, une lampe de poche, quelques médicaments, il demarra le 4x4.
Il respira profondément, et prit la route. Bon, il fallait se depecher, ne pas perdre de temps.
O’Connel street était bouchée, comme d’habitude. Il ne devait pas être le seul à avoir eu cette idée. Il prit les petites rues parralèles, et pila dans l’une d’elle. Merde.
C’était la qu’elle vivait. Il l’avait complètement oubliée. Il pouvait pas la laisser la.


Dublin, Jour 1 01h40 locale
Sinead Alley et Catherine Montblanc

-Mon dieu c’est horrible...
On venait d’annoncer à la radio qu’après les bombes aux USA, il y avait eu une nouvelle série d’attaques. On parlait même d’une riposte américaine sur leurs ennemies. Les villes étaient Londres, Tokyo et Bombay. Londres ?
-Sinead vient voir vite ! Hurla Catherine depuis l’autre pièce. Je me précipita pour aller la voir. Mes jambes tremblaient, j’étais à deux doigts de m’évanouir. Arrivée dans le salon, je n’eu plus aucun doute. J’allais m’évanouir.
-Oh mon dieu Sinead. Ils parlent aussi de Sydney, Quebec, Francfort et Paris.
Catherine semblait paniquée. Elle tremblait de touts ses membres, et ne pouvait détacher son regard de la radio, qui annoncait les mêmes nouvelles en boucles. Déjà nerveuse à son habitude, elle ne cessait de grignoter une meche de ses longs cheveux chatains. Ses yeux noisettes étaient rougis, et entourés de cernes. Elle aurait pu être belle si elle n’était pas constament inquiète, pour tout et rien.
Une série de sons sourds les firent sursauter. Quelqu’un frappait à la porte, tambourinait même. Catherine se crispa d’un coup, puis commenca à s’avancer vers la porte.
-Sinead c’est moi, ouvre vite !
Je me dépecha d’aller ouvrir, et fut très surprise de voir le garçon de 23 ans qui se trouvait devant moi. Il était grand, mince. Ses cheveux blonds étaient courts, et comme d’habitude, il était mal rasé. Ses yeux bleux étaient maintenant rougies par les larmes, mais il semblait sur de lui. Il faisait même un peu peur en cet instant.
-Qu’est ce que tu fais la Carl ? Lui demandais je d’un ton agressif. Il ne m’avait plus adressé la parole depuis notre séparation trois semaines auparavant.
-On a pas le temps, tu prends tes affaires. Il se tourna vers Catherine. Et toi aussi. On a pas beaucoup de temps, dépéchez vous ! On quitte la ville maintenant dans cinq minutes !
Il semblait paniqué lui aussi, mais je ne comprennais pas.
-Attend qu’est ce... Il me coupa brusquement.
-Les plus grandes villes du monde viennent d’être atomisés, Dublin ne va pas y echapper, alors dépèches toi !
Il me poussa brusquement et s’engouffra dans l’appart. Il fonça jusque dans la cusine, et remplit son sac fruits secs –Catherine adorait ca- et prit deux bouteilles d’eau. Catherine n’osait plus bouger, moi non plus. Je ne l’avais jamais vu comme ca.
-On se depeche maintenant ! Il avait hurlé ces mots, j’eu même peur qu’il ne devienne violent.
Je ne l’avais encore jamais vu comme ca. Lui qui d’habitude était si gentil se montrait maintenant aggressif, et même menacant. Je fila dans ma chambre, suivit de prêt par Catherine.
Nous primes quelques affaires, des vétements, une couverture. J’esperais qu’il se trompait. Il ne pouvait que se tromper. Dublin était une petite capitale, elle n’avait aucune importance, on ne risquait rien ici, j’en étais sur !
Carl déboula alors dans la chambre, et il prit nos sacs, sans nous laisser le temps de finir.
-On a plus le temps, faut se depecher maintenant, vite !
Nous l’avons alors suivis. Je sais pas pourquoi. Il me faisait peur, et Catherine me confia peu de temps après qu’elle le croyait. Dublin n’y echapperait pas.
A peine deux minutes plus tard, il mit nos affaires dans un grand 4x4 toyota noir, que je reconnu comme étant celui de son père. Ou était il d’ailleurs ?
-Carl, ou est ton père ? Lui demandais je après un moment d’hésitations. Il me coupa net, encore.
-On a pas le temps de discuter, rentrer dans la voiture, maintenant !
Nous nous engoufrâmes dans le véhicule, et Carl mit le contact. La voiture prit de la vitesse. Il conduisait comme un taré.
-Tu vas nous tuer, calme toi !
Il n’écoutait pas. Il emprunta tout un tas de petites rues, manuant plusieurs fois d’emboutir une voiture ou de renverser un passant. Il connaissait Dublin comme sa poche, alors qu’il n’y vivait que depuis six mois. Il roulait comme un dingue en plus.
Une demi heure plus tard, Dublin était derrière nous.


Entre  Tullamore et Kinnegad, environ 70km de Dublin, Jour 1, 2h12
Sinead, Carl est Catherine

Carl roulait plus lentement maintenant. Il récuperait, mais impossible de le faire parler. Catherine dormait sur la banquette arrière, et je restait le visage collé contre la vitre.
Il ne s’était toujours rien passé, et je commencait à me dire que Carl avait eu tord. Je n’avais même pas eu le temps de prendre quelques cigarettes en plus. Et la, j’en avais vraiment envi. Puis il y eut un flash, aveuglant. Suivit quelques secondes plus tard d’un bourdonnement, comme un gigantesque esain, ou une explosion. Je restait pétrifié quelques secondes, avant de me retourner pour voir ce qui arrivait derrière nous.
-Oh mon dieu Carl...
Nous avions les yeux rivés sur ce qui était Dublin. Je n’aurais jamais pensé assister ce cauchemar un jour. Un gigantesque champignons de flammes venait d’apparaître dans le ciel. C’était à la fois beau et terrifiant.
Il y eut choc, violent et proche cette fois. Le 4x4 percuta la barrière de sécurité de la route, pour finir par s’écraser contre un arbre, après une descente d’une dizaine de mètres.
Le crâne de Carl heurta durement le volant, et Sinead passa par le part brise. Tout devint noir.

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#2 15-04-2008 23:20:25

irajonas
Rédacteur
Lieu: Meyrargues (13)
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Re: Fin d'un monde.

Bon départ smile Continue comme ça !

Bon respect du décalage horaire aussi tongue

I'J'


Nuts !

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#3 17-04-2008 20:49:56

Rashkar
Résidant de Jericho
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Re: Fin d'un monde.

Quelque part entre Dublin et Galway, Jour 1 12h20
Inconnu



L'abri était sommaire, et on ne pouvait pas vraiment le décrire comme agréable. A vrai dire, c'était un trou en beton, avec une lourde plaque de metal remplie d'électronique ultra sophistiqué servant de porte. Apres les années 90, les rares abris de ce type avaient ete rendus plus confortables, vivables. Mais celui la datait de la guerre froide. Il était resté tel quel. Secret, caché, et fonctionnel.
Constitué de deux pieces, l'abri mesurait peut etre dix mètres sur vingts. On y trouvait tout le necessaire pour survivre à une attaque nucléaire, et ce pendant trente jours.
Il y avait une réserve d'eau, plusieurs centaines de litres d'eau pure, ainsi que de la nourriture sèche. De la soupe en sachet, des nouilles sèches, avec de la poudre pour leur donner du gout, rien de ragoutant. Pas de fruit, rien d'odorant. Tout semblait fade. Aucune lumière autre que celle provenant d'un écran, l'écran d'un ordinateur, n'éclairait l'endroit.
Un homme était assis devant, le visage rendu vert par la luminosite des textes sur fond noir qui s'affichaient. Enormement de données sur les attaques, presque en direct, avec parfois même des images satelites, quand ceux ci fonctionnaient encore.
Derriere l'homme, des armes, et des munitions. Quelques Fusil mitrailleurs, un fusil a lunettes, et une superbe collection d'armes de poing. Sans compter les munitions qui allaient avec. Un arsenal imposant, en particulier pour une seule personne. De quoi chasser, et surtout se défendre contre d'éventuels pillards.
L'homme se pencha d'un coup, lorsque l'ordinateur se mit a biper faiblement. Il grimaca, puis commenca a ecrire.
-Dragon de nuit est present.
Quelques secondes plus tard, la réponse s'afficha. Son contact était la lui aussi.
-Souche morte, tout va comme tu veux?
-Oui, Presque. Je commencais a m'impatienter. De ton côté ?
-Pas tres bien. L'emp a foutu les commences de ma porte en l'air. Vais devoir ouvrir ca a la flamme. Le reste a l'air d'avoir tenu le coup.
L'homme eut une grimace. Souche Morte se trouvait plus loin que lui du lieu de l'explosion de l'emp. Il fallait esperer que tout etait ok chez lui. Il ferait un check juste après. Mieux valait ne pas prendre de risques.
-Ceci mis a part, des nouvelles des autres ?
-Non, rien du tout. Je sais que Rome Antique etait encore a Dublin. Il n'a pas pu quitter la ville à temps.
L'homme grimaca. L'opération numero deux n'était meme pas commencée qu'il y avait deja des ratés, des pertes. Il fallait s'en douter, tout avait été tellement vite.
-Des nouvelles de faucon bleu ?
La reponse se fit attendre, Durant de trop longues minutes. Bordel, qu'est ce qu'il foutait encore.
-Souche Morte?
Toujours rien. Que se passait il. L'homme se recula et se massa les yeux. Tout avait complètement foiré. Maintenant, il fallait continuer, mais dans quelle monde allaient ils tous vivre maintenant. Ils étaient préparés, du moins, en théorie, mais la, c'était du réel.
Bon qu'est ce qu'il attendait pour répondre.
L'ordinateur bippa faiblement. Ha, il s'était reveillé.
-Qui est la.
L'homme resta bloqué sur le coup. Décidement, tout allait de travers. Il tappa sur le clavier la phrase qu'on leur avait dit d'écrire dans ce genre de situation.
-Vous êtes sur une communication privée et dependante des Nations Unis. Veuillez vous déconneter immediatement du canal.
Il esperait que cela suffirait. Avec un peu de chance, beaucoup de chance, ce n'était que des gosses qui étaient tombés dessus. Ou alors... Souche Morte avait été découvert. La réponse ne se fit pas attendre.
-Nous vous retrouverons vous aussi, ne vous en faites pas. Très bientôt. Nous finirons par vous mettre la main dessus. Ce n'est qu'une question de temps.
Apres avoir lu ces paroles, l'homme déconnecta l'ordinateur, sans prendre la peine de répondre. Il resta protré devant l'écran avant de frapper son poing droit sur la table, avec violence.
Ils avaient echoues. Il était seul. Et il ne pouvait pas rester ici, ils étaient peut être déjà en route.
Demain, il lancerait une mesure par satellite pour savoir ou il pourrait aller sans risquer d'être irradié, ou de tomber sur une colonne de réfugiés de Dublin et des environs, ayant eu la chance... la malchance, de survivre.

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#4 17-04-2008 20:58:51

irajonas
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Re: Fin d'un monde.

Alterner Survie/mystère? ça me plaît smile

Continue

I'J', qui prépare une nouvelle


Nuts !

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#5 21-04-2008 22:28:48

Rashkar
Résidant de Jericho
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Re: Fin d'un monde.

Chapitre 2 :

Nouveau monde.


Entre  Tullamore et Kinnegad, Jour 1 05h30 locale
Carl, Sinead.


Carl ouvrit lentement les yeux. Il avait un mal de crâne à hurler. Il lui fallut bien dix secondes pour se rappeler de l’explosion, puis de l’accident, et aussi du fait qu’il n’était pas partit seul.
Il avait le visage couvert de sang, son arcade s’était ecrasée sur le volant, mais mis à part ca, il n’avait pas grand chose. Un miracle.
-Sinead ? SINEAD !
Il sortit de la voiture en boitant. Sur le coup, il n’avait pas sentit la douleur, mais elle était maintenant bien présente.  Il retrouva son amie dans un fourré. Couverte d’égratignures, mais elle ne semblait pas avoir de graves blessures. Aucune trace de Catherine. Elle n’était nul part.
-Catherine ! Catherine ! Hurla Carl. Il esperait qu’elle était partit chercher de l’aide, mais il craignait déjà le pire. Il prit une bouteille d’eau et une couverture, puis retourna voir Sinead, pour s’en occuper.
Il l’a força à boire et lui lava un peu le visage. Elle finit par se reveiller. Elle était dans les vapes, mais elle était vivante. Il posa la couverture sur elle, pour qu’elle n’ait pas froid. Après quelques minutes, elle finit par se reveiller compètement.
Elle pleura en silence, sans dire un mot. Elle devait être en état de choc. Carl la tenait dans ses bras, sans rien dire. Que pouvait il dire.
Il ne pouvait pas la rassurer, lui même était terrorisé.


Entre  Tullamore et Kinnegad, Jour 1 07h30 locale
Carl, Sinead.

-Elle n’a pas pu aller bien loin !
Sinead était en colère. Elle avait dormi une petite heure, puis ils s’étaient mis à la recherche de Catherine. Ils retournaient maintenant à la voiture. Impossible de trouver la moindre trace.
-Je sais pas ou elle est partie, mais je doute qu’elle revienne. Elle nous à laissée comme ca, et elle s’est tirée !
Lorsque Carl vit le visage de Sinead, il comprit qu’en temps normal, il s’en serait mangé une. Il continua cependant.
-Ne dis rien, je sais ce que tu penses. Mais tu sais que je dis la vérité.
-Parle pas d’elle comme ca. Elle a ses défauts, mais elle ne nous aurait jamais laissés. Rétorqua Sinead avec calme et froideur.
Carl la regarda droit dans les yeux.
-C’est pas la première fois qu’elle laisserait ses amis dans la merde.
Cette fois ci, Sinead ne dit rien. Quelques mois plus tôt, elle et Catherine s’était fait agressées dans la rue par une bande de poivrots. Sinead était tombée, et Catherine avait continuée à courrir, sans l’aider. Elle s’était retourné, et savait très bien ce qui allait arriver à Sinead, mais elle avait fuit.
Si une patrouille de la Garda n’était pas passée au même moment, dieu seul sait ce que Sinead aurait subie.
-Je vais essayer de démarrer la voiture.
Par chance, celle ci n’avait pas l’air d’avoir trop souffert. Après un rapide tour d’inspection, Tout avait l’air d’aller. C’était du solide. Il se mit à la place conducteur, et tourna la clé.
Rien. Aucun contact, comme si la batterie était totalement vide.
-Et merde.
Peut être qu’elle s’était débranchée pendant le choc. Sinead inspecta rapidement le moteur, mais tout semblait en place. Ils tentèrent sans succès de lancer le moteur pendant une dizaine de minutes, mais rien à faire.
La voiture était morte.
-On devrait y aller à pied. On doit être à quatre ou cinq kilomètres de Kinnegad. On devrait pouvoir trouver de l’aide la bas. Lance Carl en prenant son sac à dos. Il avait encore mal à la jambe, mais ca devrait aller.
Ils se mirent en route quelques minutes plus tard. Carl avait le fusil de chasse, et deux couvertures. Sinead portait l’eau et à manger. Ils laissèrent la majorité de leurs affaires dans le coffre, et avait laissé un mot à Catherine sur le siège avant, lui disant ou ils allaient, et comment les rejoindre. Carl doutait qu’elle revienne ici, mais Sinead avait insistée.
-A quoi tu penses ?
Sinead posait très, trop même, souvent cette question à Carl quand il ne disait rien. Ca avait le don de l’agacer au plus haut point. Même s’il ne lui avait jamais dis.
-Je me demande ce qui va arriver, c’est tout. Toutes les grandes villes ont été atomisées, et on ne sait même pas par qui. Le manque d’informations, j’ai toujours eu horreur de ca. Et temps qu’on ne sait rien, je ne sais pas quoi faire ni comment réagir.
Carl marchait devant. Il n’avait pas regardé Sinead depuis qu’ils avaient quittés Dublin. Et en réalité, il pensait à tout autre chose.
Il avait lu un jour que dans une situation comme celle ci, l’être humain finirait par retrouver sa véritable nature. Et il craignait que leur prochaine rencontre soit dangereuse. Certains voudraient profiter de la situation, d’autres deviendraient de véritable tueurs pour assurer leur survie, certains tenteraient de dominer les autres, et d’autres finiraient même par tirer à vue, pour ne pas prendre de risques. Le pire, c’est que tout cela allait arriver très vite. C’était probablement déjà le cas.
Et Carl se demandait ce que lui même deviendrait. Et c’est à ca qu’il pensait.
-Carl, derrière nous !
Il se retourna et arma son fusil. Une voiture allait vers eux. Un pick up blanc.
-Reste derrière moi surtout. Ne dis rien. Carl arma son fusil, mais ne mit pas le vehicule en joue.
Arrivée à leur hauteur, la voiture s’arreta. Le conducteur était un vieil homme à l’air gentil, un peu gros, barbu. Il ne semblait pas méchant.
-Hey les jeunes, devriez pas rester seuls comme ca sur la route, monter, j’vous dépose.
Carl hésita.
-Non merci. Nous allons marcher, Kinnegad n’est plus très loin.
Le conducteur prit un air déçu.
-Vous êts surs que vous voulez pas monter ? Dans votre état, c’est risqué. Il montra la jambe de Carl pleine de sang.
Carl regarda Sinead, puis se tourna vers l’homme.
-Non merci monsieur, je vous assure que tout ira très bien.
L’homme soupira, puis coupa son moteur. Il descendi de la voiture et se dirigea vers Carl, d’un pas assuré.
-Laissez moi voir votre jambe au moins, vous avez l’air mal en point, un accident ? Il se dirigea vers Carl, et avant que lui ou Sinead n’ait pu réagir, il sortit un revolver, qu’il posa sur le front de Carl. Son sourire n’avait plus rien de gentil désormais.
-Tu sais gamin, avec c’qui vient d’se passer, on sait jamais sur qui on peut tomber. Les routes vont devenir dangereuses. Elles le sont déjà.
Il posa ses yeux un court instant sur Sinead, avant de reporter son attention sur Carl.
-La gamine va venir avec moi. Toi, tu vas me filer ton fusil et tes cartouches.
Carl tressaillit. Sinead tremblait derrière lui, mais elle ne bougeait pas. Bordel, ca commencait déjà.
-Allez gamine, monte dans la voiture, et attend moi sagement, ou je bute ton copain.
Elle commença à pleurer. Carl, lui était comme paralysé. Il ne savait pas quoi faire. L’homme lui prit le fusil des mains rapidement, et se recula. Il le posa à l’arrière de son pick up, après avoir prit le soin de le décharger d’un geste expert. Ce type s’y connaissait en armes.
-Ecoutez, prenez tout ce qu’on à. On vous donne tout, mais laissez ma copine tranquille. Carl se voulait un air assuré en disant ca, mais il avait vraiment peur. Et pas pour lui.
L’homme se mit à rire. Il arma le chien de son revolver, tout en continuant de le pointer sur Carl
-Ta copine sera plus en sécurité avec moi de toute façon. Alors elle va venir avec moi.
Sinead s’avança en tremblant, et ne pu prononcer qu’un mot.
-Pitié...
L’homme ricana encore.
-Aller, je compte jusqu’a cinq. A cinq si tu montes pas avec moi, je bute ton pote. Alors fait ce que je te dis, fais le pour lui.
Carl se mit à reflechir à toute vitesse. Il devait faire quelque chose, et rapidement.
-Cinq...
Bon, fallait agir, et vite. Sinead ne bougeait toujours pas. Elle pleurait et tremblait comme une feuille.
-Quatre...
Ca servait à rien de discuter avec ce mec de toute façon. Il se demandait s’il aurait le temps de le frapper de toutes ses forces avant qu’il ne tire. Il en doutait.
-Trois...
Sinead s’avança alors et se dirigea vers le pick up. Elle s’installa côté passager, sans rien dire.
-Sinead fait pas ca... La voix de Carl était tremblante, il semblait prêt à pleurer lui aussi. Il y avait une autre solution.
L’homme ricana encore.
-Elle est bien ta copine. Sage et obéissante. C’est bien ca, j’aime.
Il se tourna vers elle pour lui lancer un sourire qui en disait long sur ce qu’il comptait lui faire. Puis il se tourna à nouveau vers Carl.
-Désolé petit. Il leva son arme en disant cela.
Il tira, à bout portant. Carl put même sentir la balle traverser son ventre, tandis que Sinead hurlait.
Tout devint noir.


Kinnegad, Jour 1 09h00 locale
Samuel, Matt

-Ca va devenir le bordel ici, je le sens bien.
Samuel avait le profil typique du mec qui avait tout pour lui. Grand, beau, il gagnait bien sa vie. Ses cheveux noirs coupés mi long lui donnait un air plutôt mysterieux, et ses yeux bleux laissaient les filles reveuses. Personne ne comprenait alors pourquoi il trainait avec Matt depuis qu’ils étaient tout ptit.
Matt, lui était le looser typique. Un peu gros, des lunettes, il n’avait plus d’acné, heureusement. Ses cheveux étaient très roux, et courts. Et il s’habillait comme un paysan.
-On va faire quoi Sam ?
Samuel tournait en rond dans le salon. Ca commencait déjà à être le bordel à Kinnegad. Beaucoup étaient partis vers le nord, ou le sud, craignant une invasion. Et ceux qui restaient se demandaient comment ils pouvaient survivre sans electricité. En même pas une demi journée, ca commencait à être le chaos. Quel gachis.
Kinnegad n’avait pas grand chose à faire pousser. Ils pourraient vivre de la chasse, quand les provisions auraient disparus, mais ca ne durerait pas. Et vu la gueule des villes du reste du monde, y’aurait pas d’aide humanitaire avant un bon bout de temps.
-Hey Sam, on pourrait peut être prendre ma voiture, et aller voir ailleurs.
Oui, pas con comme idée.
-Ouai, et on va ou ? Cork ? Galway ?
Ouai, Galway, ca c’était une bonne idée. Si c’était pas trop le bordel la bas, ils pourraient s’amuser avant de devoir penser à faire quelque chose de bien. Y’avait plein de filles, et plein de bières.
-J’ai envi d’aller voir mes parents à Tullamore.
Et merde.
-Ouai, aller, va chercher la voiture, on va aller voir ca. Aller voir ses parents. N’importe quoi vraiment.
Quelques minutes après, Matt se garait devant chez Samuel. Ce dernier prit deux fusils de chasse dans le ratelier de son père, et des cartouches. Il en fila un à Matt.
Ce mec était un looser aux yeux de tout le monde, mais c’était un sacré bon tireur, et en cas de bagarre, mieux valait l’avoir avec soit.
Et c’était un mec fidèle. Il n’avait jamais fais une seule crasser à Sam, jamais. Contrairement à lui...
-Aller, on file voir tes parents à Tullamore, puis on va s’éclater à Galway.
Le moteur rugit, et la voiture demarra. La chevrolet était un vieux modèle, mais la voiture en jetait quand même. Ils laissèrent derrière eux le village très animé. Les gens se demandait si le maire était toujours capable de s’occuper du village correctement, et déjà les élus locaux d’autres partis politiques s’affrontaient pour prendre le pouvoir.
Bande de cons, Samuel les detestait.
-Hey c’est quoi ca ?
Matt montrait un truc sur la route, comme un paquet. Arrivé prêt du paquet, ils se rendirent compte que c’était un gars, allongé sur le sol. Plein de sang.
-Bordel on lui a tiré dessus. Le con !
Ils descendirent tous les deux pour aller le voir. Il était grand et mince. Et il était plein de sang. Son arcade était explosée, et il avait un trou dans le ventre. Mais il était vivant. Du moins, il semblait.
-Bordel de merde Matt, on peut pas le laissr comme ca. On le prend et on retourne à Kinnegad.
Matt soupira, puis aida Samuel à allonger le type blessé sur la banquette arrière.
-Il a l’air vachement amoché. Va falloir que tu appuis sur le champignon. Galway nous attendra.
Après quelques minutes de trajet, ils retournèrent finalement chez Samuel. La maison était grande, et belle. Un cadeau de son père, encore. Jamais la physiquement. Plus maintenant en tout cas. Il était en voyage d’affaire à Denver.
Ils allongèrent Carl sur la grande table de la salle à manger. Rien de mieux, et ils faisaient toujours ca dans les films.
-Matt, va chercher le doc. Et grouille, dis lui que c’est urgent.
Il resta à côté du mec. Bon sang, y’avait peu de chance qu’il sen sorte.
-Pauvre gars, t’as fais une bien mauvaise rencontre...


Quelques kilomètres de Tullamore Jour 1 11h00 locale.
Sinead, Patty

Il en avait une bien dure. La petite était vraiment mignone. Il allait se faire plaisir avec. Bon, après avoir buté son copain, elle s’était enervé, mais une bonne claque, et une bonne corde plus tard, c’était finit.
Celle la, il allait la garder longtemps. Il savait comment c’était au début, elles s défendaient, elles criaient, frappaient. Mais après trois ou quatre jours, elles se laissaient faire, consciente que ca servait à rien.
Patty était même sur qu’elles finissaient par apprécier ca à la longue.
-On est bientôt arrivés, tu va voir, on va prendre un peu d’bon temps toi et moi.
Elle ne répondit rien d’autre que des larmes, encore. De toute façon, elle était ligotée, et baillonnée. Qu’il était con, elle pouvait rien dire.
Il rigola encore avant de s’engager dans le petit chemin de terre qui conduisait à sa cabane.
Il en pouvait plus. Encore une ou deux minutes et elle allait y passer. C’était déjà bien tentant de s’en occuper une première fois dans la voiture, mais dangereux aussi. On sait jamais sur qui on peut tomber.
Il rigola encore.
Il se gara, puis sortit du pick up. Oui, il allait se la faire.
Il ouvrit la porte passager, pour se prendre les deux pieds de Sinead dans le ventre. Il tomba à la renverse, et Sinead tomba sur lui. Elle pouvait rien faire d’autre. Elle tenta de lui mettre un coup de tête, sans succès.
-Hey, tu m’as fais mal, mais t’as finis par sauter dans mes bras toute seule. Il la serra contre lui en disant cela, comme s’ils se faisaient un petit calin.
Sinead pouvait déjà sentir son sexe gonflé sous l’effet du désir.
Il aurait du s’attendre à ce genre de réaction. Heureusement, c’était pas la première fois, il avait l’habitude maintenant. Et il était robuste.
Elle continua à se debattre lorsqu’il se releva, et tentait de le frapper. Elle s’agitait, et s’agitait comme un poisson prit dans un filet.
Il la frappa au ventre. Une fois, deux fois, trois fois. Fallait pas lui abimer le visage, mais fallait qu’lle comprenne qui était le chef ici.
-Ca va mieux maintenant, ca calme hein ?
Il se releva, pour la laisser prendre son souffle. Ca pour cogner, il savait y faire aussi. La gamine ne pouvait probablement plus respirer. Ca passerait dans quelques secondes.
Il se tenait debout face à elle. Et il commença à defaire sa ceinture. Il pouvait plus attendre, et allait s’occuper d’elle une première fois maintenant.
-C’est romantique de faire ca dans un bois tu trouves pas ma coquine ?
Son pantalon lui tomba sur les chevilles, puis sa poitrine explosa dans une gerbe de sang. La seconde d’après, il était étendu face contre terre.
La cartouche de fusil à pompe l’avait touchée presque à bout portant.


Quelque part entre Dublin et Galway, Jour 3 17h20
Inconnu

Les rapport venaient de tomber. Selon les informations dont il disposait, les vagues de radiations de Dublin s’étendaient vers le sud. La pluie qui allait tomber sur Cork ce soir était autement radioactives. Tout le sud de l’Irlande serait invivable ces deux prochains jours. Et des morts, il y en aurait un bon paquet. Ca pardonnait pas, et l’Irlande était un petit pays. Heureusement que la charge de Dublin n’était pas très forte. La même que celle utilisé pour les USA auraient rendus l’île entière invivable.
L’homme s’étira. En observant les rapports qui tombaient de Russie. Etonnant que ce pays soit encore capable de glaner ce type d’informations. L’URSS avait disparue, mais avait aussi laissée quelques secrets bien utiles à l’heure actuelle.
En Irlande du nord, c’était déjà le chaos. Il y avait des émeutes à Belfast, et London-derry était en flamme. Ca commencait mal.
Ici, Galway était encore relaitvement calme. Mais les routes de l’Irlande n’étaient déjà plus sures. En moins d’une journée...
Ils avaient plutôt bien reussit leur coup.
Il resterait encore deux jours ici, avant de sortir. Il ne pouvait pas rester ici trop longtemps.
Et il fallait absolument trouver un moyen de transporter de l’armement. Personne ne le savait vraiment, mais en matière d’armes à feu, l’Irlande était bien placée, et les gens s’en serviraient plus facilement maintenant.
Il ne faudrait pas longtemps pour que les membres de l’IRA s’équipent, et ils étaient plutôt bien armées. Armes automatiques, fusil d’assaut, grenades. Ils tenteraient de faire leur loi, pour le meilleur ou pour le pire. Au moins, ceux la pensaient au peuple.
Quand aux nombreux chasseurs et braconniers, ils possédaient tous une arme à feu, et les armuries, surtout dans la campagne, n’étaient pas rare. Et les gens du coin n’était pas vraiment digne de confiance.
Sans compter les stocks de l’armée qui seraient très bientôt pillés, les réserve et les saisies de la Garda, et les sociétés militaires privées qui viendraient d’autres pays, pour prendre possession des Iles britanniques et de l’Irlande.
Il était encore trop tôt pour ca, mais ca ne tarderait plus maintenant. Il était désormais très dur de trouver quelqu’un en qui avoir confiance.
L’ordinateur se mit à bipper. Un nouveau message.
-Etes vous toujours la ?
Il mit du temps à répondre, mais il le fallait.
-Oui, qui êtes vous.
Il fallait dominer le jeu maintenant. Si l’autre reprenait contact, c’est qu’il n’avait trouvé aucune information sur sa localisation, ce qui était un bon point. Et il fallait absolument lui montrer qui était le patron.
-Vous savez très bien qui je suis. Nous allons vous trouver. Ne vous inquiètez pas.
L’homme eut un sourire, c’était exactement ca. Ils n’avaient aucune idée de l’endroit ou ils se trouvaient. Par contre, lui, savait ou les trouver eux.
-Vous n’avez aucune idée de l’endroit ou je me trouve. Je ne suis peut être même plus en Espagne.
Un coup de bluff. On ne sait jamais, ca marche parfois. Ca lui permettrait de connaître le degré de compétence de ceux qui le cherchaient. Des crétins dangereux, et malins, ou des pros.
-Non, vous n’êtes pas en Espagne, mais en Irlande.
Des pros.
Bien, ils savaient qu’il se trouvait en Irlande, mais ils ne savaient pas ou. Lui par contre, savait ou les trouver. Il leur envoya des photos satelites de leur localisation. Avec zoom en plus.
-Contrairement à vous, je sais exactement ou vous êtes, et je vais bientôt venir discuter en tête à tête.
Il n’y eut aucune réponse, ce qui le fit sourire.
Maintenant, c’était eux qui commencaient à avoir peur.

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#6 21-04-2008 23:35:51

irajonas
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Re: Fin d'un monde.

Suffisamment sombre pour être réaliste. Je suis attentivement l'avancée de ton texte ^^

I'J'


Nuts !

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#7 22-04-2008 11:30:02

Rashkar
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Re: Fin d'un monde.

Merci a toi irajonas, je commence la suite ce soir ou demain, elle sera postee fin de semaine

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#8 30-04-2008 22:16:09

irajonas
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Re: Fin d'un monde.

Rashkar a écrit:

Merci a toi irajonas, je commence la suite ce soir ou demain, elle sera postee fin de semaine

Tu es loin d'un partiel de texte? J'attends la suite, moi  big_smile

I'J'


Nuts !

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#9 01-05-2008 10:58:41

Rashkar
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Re: Fin d'un monde.

Desole, j'ai pris du retard ^^

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#10 10-05-2008 21:58:10

Rashkar
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Re: Fin d'un monde.

Chapitre 3 :

Formation de groupes



Kinnegad, Jour 4 09h00 locale
Samuel, Matt, Carl

Samuel tournait en rond. Il ne savait vraiment pas quoi faire maintenant... Matt était dehors en train de préparer la chevrolet pour préparer la chasse.
Kinnegad s’était vidée, les gens avaient décidés de partir pour chercher de l’aide ailleurs, dans le nord, le sud, et l’ouest.
A part quelques vieux, ils ne restaient plus grand monde. Quand à Carl, depuis qu’il était capable de se déplacer, il ne parlait pas. Il avait raconté son histoire, puis s’était enfermé dans un silence qui devenait lourd. Il en avait gros sur le coeur.
Matt et Sam en avait parlés ensemble, et ils avaient décidés d’essayer de retrouver le gros crade qui avait fait ca. Avec un peu de chance, la fille serait encore en vie.
Carl avait été clair sur un point. Le vieux pervers serait pour lui.
Samuel sortit de la maison pour rejoindre Matt.
-Ca avance mec ?
Matt se tourna vers lui, le visage plein de cambouis.
-Oui, si on veut. J’essaye de virer ce qui sert à rien, pour rajouter un peu de metal partout. Si c’est tellement le bordel maintenant, j’aimerais bien que notre voiture résiste au moins à quelques balles. Et faut changer les pneus.
En bref, un beau bordel qui prendrait bien une semaine encore. De toute façon, Carl ne pouvait se permettre de partir en chasse maintenant. Il était encore trop mal pour se déplacer, et la blessure risquerait de s’infecter. Et la chevrolet ne ressemblerait plus à la voiture qu’elle était.
-Hey, tu penses qu’on peut lui faire confiance ? Il a l’air d’avoir un sacrée grain. Franchement, il me fait flipper moi. Venant de Matt, cet aveu était surprenant.
C’est vrai que Carl faisait peur. Il s’était rasé ses cheveux, et ses yeux bleus étaient froid et dur. A part de la haine, il ne faisait pas ressortir grand chose. Il était devenu froid, détaché de ce monde.
-Après ce qu’il a vécu en si peu de temps, je comprend qu’il soit dans cet état la. Tout devrait aller mieux quand on remettra la main sur le pervert, si on remet la main dessus.
Matt n’était pas optimiste. Comment retrouver ce type la. Si ca se trouve, il venait de très loin, et ils ne le retrouveraient jamais.
-Tu sais quoi mec ? Tout vaudra mieux que de rester ici. La chasse lui fera du bien. Pis si on met pas la main dessus, on finira par trouver un truc à faire, et il finira par penser à autre chose. La porte de la maison claqua.
Carl finit par les rejoindre dehors, en frissonant. Sa blessure était bandée, et il tenait un fusil, que Sam lui avait offert.
-Les mecs, merci beaucoup, franchement, mais j’vais y aller maintenant.
La voix de Carl était froide, coupante même.
Matt se leva, et Samuel s’avança vers lui.
-Ecoute, on prépare la voiture, et on vient avec toi. Tu peux pas partir dans cet état.
-J’vais le retrouver et lui faire la peau. Carl ne parlait plus que de ca, et ne pensait plus qu’a ca.
Samuel allait ajouter quelque chose, mais Matt le coupa.
-Ecoute gars, je peux pas comprendre ce que tu ressents. Mais j’imagine très bien. La meilleur chose à faire, c’est d’y aller en bonne condition. Ca ne sert à rien d’y aller, si c’est pour te faire avoir la bas, ou mourrir avant. Et je te signale que tu connais pas le coin, nous, on le connait. Alors repose toi, souffle un peu, on part tout les trois, dans trois jours.
Il prit une pause, avant d’ajouter.
-Et je peux t’assurer que cette raclure va vraiment souffrir.
Carl l’avait écouté. Il semblait maintenant reflechir, peser le pour et le contre.
-Très bien, dans trois jours.
Il rentra dans la maison.
Samuel souffla, puis se posa contre la voiture. Il prit son paquet de cigarettes, en alluma une, qu’il tendit à Matt.
-Dans trois jours. D’ici la, va falloir retrouver des cigarettes, j’en ai presque plus, et je crois que le bureau de tabac à déjà été pillé.
Matt tira une bouffée, qu’il recrcha lentement.
-J’aurais jamais imaginé que ca serait le bordel aussi vite. Je pensais qu’on serait plus solidaires entre nous.
Il tendit la cigarette à Samuel.
-Je pensais aussi, mais faut croire qu’on ne vaut rien les uns pour les autres.


Quelques kilomètres de Roscommon Jour 5 11h00 locale.
Sinead, Brian

La voiture de la garda roulait doucement. Ils étaient déjà tombés trois fois sur des barrages de pillards, et les éviter devenait de plus en plus dur.
Et Brian avait beau être lourdement armée, il vallait mieux ne pas tenter le diable. Il y avait pire que lui sur les routes, et il finirait forcément par les croiser.
-Je pense que Roscommon est un bon choix.
Sinead leva la tête de la carte.
-Bah c’est plutôt isolé, c’est un petit coin. Donc je pense aussi que ca sera sympa. Tu veux que je prenne le volant ?
Brian fit non de la tête. Il était crevé, mais il tiendrait le coup. Elle connaissait pas la route.
-Au fait,  je t’ai pas encore remercié.
Brian ne quitta pas la route des yeux pour répondre.
-T’as pas à me remercier. Je passait par la par hasard, t’as eu de la chance, n’importe quel mec normal aurait fait ca.
Ca ne servait à rien de discuter de ce genre de chose avec lui. A ses yeux, Brian considérait que dans le chaos actuel, les gens comme lui devaient aider les autres. C’était devenu son but, et il trouvait parfaitement normal de sauver la vie à une inconnue sans rien demander ensuite.
-Tu connais du monde à Roscommon ?
Brian se tourna rapidement vers elle. Ses cheveux longs et bruns lui tombaient sur la moitié du visage, lui donnant un air mysterieux que ses yeux, l’un bleu, l’autre vert accentuaient encore.
-Pas vraiment. J’ai vécu la bas quand j’étais petit, et mes parents ont gardés une maison un peu à l’écart de la ville. On pourra se poser la bas, et voir comment ca se passe en ville.  Comme ca, on prend pas de risques inutiles, on se repose, et on avisera.
La voiture se déporta sur un petit chemin de terre sur la droite. Ils seraient à la maison d’ici une petite demi heure.
Brian brulait de demander à Sinead ce qu’elle pensait du cas de son ami.
Carl, qui l’avait sortie de Dublin avant l’explosion, s’était prit une balle. Cependant, il savait que ce n’était vraiment pas quelque chose dont il faut parler. Et puis, si elle n’avait pas cherchée à retourner en arrière, c’est qu’elle pensait qu’il était mort. A vrai dire, Brian le pensait aussi.
La voiture tourna sur la gauche, et roula pendant quelques kilomètres avant d’arriver devant maison de bois, qui tenait beaucoup du chalet.
-Voila, on y est.
Brian stoppa la voiture, puis prit son fusil à pompe, avant de sortir de la voiture.
A chaque fois qu’ils s’arretaient quelque part, le même rituel. Brian sortait armée, visitait les lieux, puis appelait Sinead si c’était sans danger. S’il y avait un problème, Sinead devait prendre le volant, et partir le plus vite possible, sans chercher à attendre Brian.
Il s’engouffra dans la maison après avoir déverouiller la porte. Quelques minutes plus tard, il sortit, pour faire signe à Sinead que tout allait bien.
-Bon, c’est un peu rustique, mais ca fera l’affaire, et ici, si quelqu’un vient, on l’entendra avant qu’il ne voit la maison ou la voiture.
Sinead entra dans la maison sombre. Tout semblait le renfermer. Les epais rideaux étaient tirés, et la poussière dans l’air ne se rendait visible que par les minces raies de lumières.
-Ca sera parfait Brian. Je vais décharger le coffre.
Brian acquiessa. Il fouilla dans un vieux meuble, pour en sortir une bouteille de wiskey irlandais. Il but directement au goulot, deux longues gorgées, avant de reposer la bouteille. Tout ce stress, heureusement qu’il n’était plus seul, sinon, il serait devenu fou.
Quand ils auraient récuperés, il faudrait prendre une décision. C’était la même situation partout dans le monde. Les Irlandais ne pouvaient compter que sur eux.


Maison de Brian, Roscommon, jour 6, 13h30 locale.
Sinead, Brian.

Aujourd’hui, il pleuvait vraiment, et sans arrêt. L’ambiance était même effrayante.
Brian avait prévenu Sinead de ne pas sortir. Si la pluie venait des nuages de l’explosion de Dublin, alors elle était radioactive, et fortement dangereuse. Dans la maison, on était plus en sécurité que dehors, même si ce n’était qu’un abri de fortune contre l’ennemi invisible.
Il dormait maintenant. Il avait vraiment l’air fatigué, et après avoir expliqué à Sinead comment utiliser le fusil à pompe, les glocks, et le skorpion, il était partit se coucher. Il n’avait pas dormit depuis deux jours.
Une belle collection d’armes. Brian avait expliquer que sa mère était une fanatique des armes à feu. Elle en possédait beaucoup. Certains se droguent, d’autres boivent, sa mère achetait des armes. C’est d’ailleurs pour ca qu’elle était en prison au moment des explosion, mais la Garda n’avait pas pu tout récuperer. Et Brian s’était allègrement servit avant de partir de chez lui, au volant d’une voiture de police volée. S’il ne lui avait pas sauvé la vie, Sinead n’aurait aucune confiance en quelqu’un armée, au volant d’une voiture volée.
Il était étonnant. Il était armé, avait volé une voiture, mais était vraiment gentil. Il ne pensait qu’aux autres, pas à lui. Il ressemblait un peu à Carl.
Carl.
Repenser à lui était douloureux. Elle ne l’aimait plus, mais il lui manquait. Il l’avait sortit de Dublin, et était mort maintenant. Elle devait absolument penser à autre chose, et aller de l’avant. Des millions, peut être même des milliards de gens étaient morts sur terre, Carl n’était qu’une goutte d’eau dans un océan de souffrance.
Il y eut un craquement, suivit du son d’une porte qui s’ouvre. Brian venait de se lever.
-Rien à signaler ?
Il était très sécuritaire, et s’inquiétait de tout. Il pensait que maintenant, l’homme deviendrait une bête, comme par le passé. Et Sinead finissait par pensée qu’il avait raison. Il ne restait plus qu’a esperer que d’autres gens comme eux se regrouperaient quelque part.
-Non rien. Il pleut sans arrêts depuis que tu t’es couché. C’est desesperant. Elle se recula de la fenetre, pour s’installer à table.
-Tu veux manger quelque chose ?
Brian ne répondit pas tout de suite.
-Non, mange si tu veux, mais j’attendrais ce soir.
Il se servit un autre verre de wiskey, et en servit un à Sinead. Il reflechissait.
-Ecoute, si on est pas en sécurité ici, je sais pas ou on pourra aller. Alors il va falloir qu’on soit prudent tous les deux.
Sinead leva les yeux vers lui.
-Tout ira bien. On fera attention.
Brian soupira. Il le sentait mal.


Kinnegad, Jour 9 18h00 locale
Samuel, Matt, Carl

-Bon, y’a plusieurs fermes isolées. Ici, ici, et ici. Ces trois la sont les plus proches. Après, on peut aller voir la, la, et la. Y’a aussi deux maisons, ici, et la. Elles sont isolées en forêt. Je pense qu’on a des chances de tomber sur eux la bas.
Matt epinglait chaque position sur une carte, qu’ils avaient accrochés au mur. Carl avait récuperé très vite. Et Samuel était chaud. Il allait y avoir de l’action. S’ils mettaient la main sur l’autre salop, ils lui feraient regretter ce qu’ils avait fait.
-On les fait ensemble ? ou on se sépare ?
Carl parlait plus maintenant. Il mettait ses inquiétudes, et son dégout de côté, pour garder l’esprit clair. Il voulait la vengence, mais pour cela, il fallait maîtriser la situation.
Toujours maîtriser la situation, et garder son sang froid, cela allait devenir son crédo.
-Le mieux, c’est de rester ensemble, en cas de soucis, mais c’est vrai qu’on irait plus vite si on se sépare.
Samuel savait pas trop ce qu’il voulait. Il avait aucune idée de se retrouver sur un groupe de malades tout seul, mais en même temps, chaque minute qui passait était un très mauvais moment à passer pour Sinead, si elle était encore en vie. Il esperait de tout son coeur qu’elle était morte.
-On va rester ensemble, on sera plus en sécurité.
C’est Carl qui venait de pendre la décision. C’était sa vengence.
Samuel et Matt remuèrent la tête en signe d’accord. Ensembles, tout irait mieux.
-Je propose qu’on parte dans une heure. On se prépare, on s’équipe, la voiture est prête, on mange un morceau, et on se met en route.
Samuel acquiessa, et Carl resta immobile.
-On va la retrouver et faire payer cet enculé mec, t’en fais pas.
La main de Matt sur l’épaule de Carl lui fit du bien, et Samuel souria dans son coin. Pour réconforter les gens, Matt avait une espece d’aura. Il inspirait confiance, et sa voix faisait du bien.
Une heure plus tard, dans un vombrissement, la chevrolet se lanca sur les routes. Samuel conduisait, et Carl restait à la fenetre, son fusil prêt à cracher la mort. Matt était à l’arrière, au cas ou il faudrait arroser d’éventuels poursuivants.


Quelques kilomètres de Tullamore Jour 9 23h30
Samuel, Matt, Carl.

Les trois étaient autour du corps. Il était mort depuis un moment déjà. Le moteur de sa voiture était froid, et la maison était close. Son pantalon était baissé, et son torse était béant.
-Je sais pas qui à fait ca, mais faut croire qu’on était pas les seuls à le chercher.
Samuel cracha sur le corps, tandis que Carl fouillait la maison, cherchant une trace, quelque chose. Mais rien. Aucun vêtement de Sinead, pas de sang, rien du tout.
-Merde. Avec de la chance, elle à rien subie du tout. Mais elle est ou maintenant.
Carl s’éloigna dans la forêt. Il cherchait quelque chose, un indice, qui lui dirait ou était Sinead. Mais rien. Impossible de savoir si le type s’en était occupé avant. Ou s’il n’avait eu le temps.
Un son de moteur se fit entendre, ce qui fit sursauter les trois hommes.
-Ola, ca vient par la, faites gaffe les mecs.
Tout en disant ca, Samuel se refugia derrière la voiture, à couvert, et arma son fusil. Matt vint le rejoindre, tandis que Carl se collait contre le mur, caché derrière des rondins de bois.
Le vehicule, un 4x4 noir, stoppa dans un crissement de pneu, lorsque le conducteur apperçu Samuel et Matt derrière le véhicule, armés, et le canon de leurs armes pointés sur lui.
Quatre personnes sortirent du véhicule. Habillé comme des soldats, ils étaient armés de pistolets mitrailleurs. Ils avaient l’air jeunes.
Samuel prit la parole.
-Vous êtes qui les mecs, et vous voulez quoi ?
Carl se baissa encore un peu. Sa blessure le faisait souffrir, mais il devait garder son sang froid. Et ignorer la douleur.
-L’un des types s’avança. Plus grand, il semblait être le chef.
-On veut pas grand chose. Votre jus, vos armes, votre flotte et votre bouffe. Et en vitesse.
Samuel soupira, tandis que Matt visait avec attention. Ces gars la voudraient pas discuter. Carl pointa le canon de son fusil discrètement sur l’un des types derrière.
-Ecoute garçon, voila ce qu’on va faire. C’est toi et tes potes qui allaient poser vos armes par terre, et vous tirer en laissant votre caisse. On rigole pas, depechez vous.
Matt avait dit ca d’une voix dur, et agressive.
Bon dieu, ca allait tirer d’un moment à l’autre, et s’ils prenaient pas l’initiative, ils ne tiendraient pas face aux armes automatiques.
C’est Carl, qui prit la décision de commencer les hostilités.
Dans un son d’explosion, la balle percuta le torse d’un des hommes, le projettant au sol dans une gerbe de sang.
Une deuxième balle quitta le canon de Matt, pour aller frapper le chef des hommes en pleine tête. Pendant ce temps, les deux survivants s’abritèrent derrière leur voiture, pour ouvrir le feu à leur tour. Samuel manqua son coup de peu. Sa cartouche fit voler en éclat le retroviseur.
Les balles fusaient à une vitesse folle. A chaque ricochet sur la carosserie, des gerbes d’étincelle illuminaient les ombres de la forêt. Carl n’avait aucun angle de tir, et le feu nourrit des deux autres empechaient Matt et Samuel de riposter, il fallait faire quelque chose, sinon, ils ne tiendraient pas.
Il mit son fusil en bandouillère, puis sortit le magnum donné par Samuel. Il fit le tour de la maison. De l’autre côté, il pourrait peut être faire quelque chose.
De l’autre côté, ses craintes disparurent. Il n’était pas visible, et s’il se décalait, il pourrait probablement faire quelque chose.
-Bordel, faut qu’on fasse quelque chose !
Pendant ce temps, Matt et Samuel tentait de se mettre en position de tir, mais rien à faire. Leurs Ennemis tiraient à la suite l’un de l’autre, avec précision. Quand l’un rechargait, l’autre ouvrait le feu. Toute action était impossible, il ne restait plus qu’a attendre qu’ils tombent à court de munition, ou qu’une de leurs balles mettent fin au combat.
Les pneus de la chevrolet était morts, et le pare brise aussi. Quand aux portières, et malgrès les protection de tôle accrochée par Matt, elles n’allaient pas rester en plac longtemps.
Carl prit une profonde inspiration, puis se jeta en hurlant, sortant de son abris pour ouvrir le feu sur les deux derniers assaillants.
Il vida son chargeur et les tua tous les deux. Aucune balle n’avait manquée son coup.


Quelque part entre Dublin et Galway, Jour 10 03h20
Inconnu

Ils n’avaient pas tentés de le recontacter. Ils devaient être en train de tout faire pour localiser l’abris. Mais il n’y serait plus.
Il était prêt pour le départ. Une carte de l’Irlande sous les yeux, ils vérifiaient les routes, et les endroits ou se refugier.
Les informations sattelites étaient très précise, ainsi que différents rapports sur les emeutes et groupes armées se faisant la guerre. Les gens utilisaient la radio comme des idiots. Un groupe de l’IRA informait un quelconque QG de sa position toutes les heures. Parfait pour une embuscade. Et parfait pour les éviter.
A cette vitesse, et vu le peu d’habitants en Irlande, tout le monde ou presque serait mort d’ici trois mois. Tout le monde se faisait la guerre, les groupes les plus organisés prenaient des risques énormes, pillaient les villes et massacraient ceux qui résistaient.
Trois kalashnikov, un fusil à lunette Dragunov, et deux Sig Sauer. Le tout avec un important stock de munition. Il était prêt à aller chasser ses ennemis. Et il saurait se défendre.
Il embarqua aussi son ordinateur, une radio, de l’eau et à manger.
C’est lorsqu’il ouvrit la trappe de sureté qu’il se rendit compte que quelque chose clochait.
D’un mouvement vif, il sortit de son abris, puis se refugia dans l’ombre en position de tir.
La trappe donnait sur un couloir, et au bout du couloir, une lueur brillait, comme un feu de cheminée. Il s’avança, tout en écoutant les sons derrière lui. Il se pouvait que ca soit des rôdeurs, comme cela pouvait être les autres, qui l’avaient retrouvés.
Il s’engouffra en silence dans la pièce, et pointa sa kalashnikov devant lui. Il repera rapidement sa cible.
Une fille, et elle dormait. Prêt du feu. Elle avait les cheveux long, et chatains. Son visage fatigué trahissait son inquiètude, même dans son sommeil. Elle avait l’air jeune.
Il s’avança d’un pas souple, puis, reveilla d’un coup de pied la fille qui dormait.
Elle se reveila et se recula contre le mur, les yeux grand ouverts et agrandis par la surprise et la peur.
-Si tu cries, tu meurs, si tu bouges, tu meurs, si tu me ments, tu meurs. Compris ? Il avait dit ca d’une voix de robot. Aucune émotion, une froideur, calculée.
La fille était comme paralysée. Il ne rigolait pas, et faisait même peur. Elle se releva doucement, mais le déclic de l’arme qui se chargeait la fit stopper son geste.
-Ecoutez, je... je voulais pas vous...
-Ta gueule. Il la coupa brusquement. Pas de temps pour discuter. Et il fallait montrer qui dirigeait.
Il prit le temps d’écouter avec attention tout ce qui se passait autour. Pas un bruit, rien, et vu la gueule de la fille, elle ne devait pas être dangereuse, ni être un piège.
Ou bien, elle était très maligne.
-Tu fais quoi ici.
Elle reprit son souffle, puis répondit d’une voix faible.
-Heu, je suis désolé, je cherchais un abris pour la nuit. S’il vous plait ne...
Il la coupa d’un geste de la main.
-Je te pose une question, tu réponds, rien d’autre. Dernière chance, ou je te tue.
Il fallait toujours se montrer mauvais, et froid.
-Pourquoi ici.
Elle tremblait, et semblait au bord des larmes, mais rien à foutre.
-Je t’ai posé, une question.
En disant cela, il se mit en position de tir.
-Attendez ! Je... je cherchais un abris, je courrais dans la forêt, et j’ai vu la maison, je me suis mise ici, c’est tout.
Elle disait la vérité. Du moins, il pensait pouvoir lui faire confiance, cette gamine était trop timide et effrayée pour mentir.
Il baissa son arme, pour lui montrer qu’elle n’avait plus rien à craindre.
-C’est quoi ton nom ?
Elle hésita, avant de répondre.
-Je m’appele Catherine. Catherine Montblanc.
Bien. Elle avait un accent un peu bizarre, et un nom Français. Dans tout les cas, elle semblait bien trop peureuse pour montrer le moinde signe de danger. Et s’il se metait à douter d’elle, il la tuerait.
Il s’assoit à ses côté, et lui tendit la main.
-Je me nomme Alexzandr Karutchov, enchanté.
Elle lui serra la main.

Dernière modification par Rashkar (10-05-2008 21:59:33)

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#11 30-07-2008 16:48:49

Rashkar
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Re: Fin d'un monde.

Desole pour le retard, mais de nombreux soucis dans la vrai vie ont mis pour le moment fin a la fanfic. Elle revient bientot, je m'y repenche probablement ce soir smile

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