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#1 18-04-2007 10:15:11

Fallout
Habitant réputé de Jericho
Lieu: Noeux les mines (62)
Date d'inscription: 18-04-2007
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In the middle of Nowhere...

Voici une nouvelle fanfiction inspirée de l'univers de Jericho, j'espère qu'elle vous plaieras... Les chapitres sont assez longs, et je remercie d'avance ceux qui auront le courage de me lire ^^!

“Il faut parfois tout perdre pour savoir ce à quoi on tenait vraiment... »
Anonyme.


Prologue

Wendell Richmond s’était toujours considéré comme un raté. Un pauvre bouseux qui avait passé toute sa vie dans un village paumé du Kansas. A l’âge de douze ans, son père était mort d’une saleté de crise cardiaque. Trois ans plus tard, le malheur s’était encore acharné sur sa pitoyable existence, prenant la forme d’un accident de machine agricole. Les médecins qui l’avaient rafistolés à l’hôpital du comté, lui avaient assuré qu’il avait eu beaucoup de chance, même s’il avait laissé dans l’affaire son bras gauche qu’on avait du lui amputé un peu au-dessus du coude.
Certes, il n’avait pas vraiment été verni par la vie, mais aujourd’hui à 27 ans, il était prêt à reconsidérer ce qu’il prenait pour une certitude. Six semaines auparavant, Denver avait été rayé de la carte, comme bon nombres d’autres grandes villes des Etats-Unis. L’apocalypse nucléaire que tous le monde redouté était finalement arrivé, et alors que des millions de citadins étaient morts et que le pays entier était plongé dans le chaos, lui, le pauvre minable de la campagne était encore en vie…



Chapitre 1 – La ville fantôme.

La rue principale était aussi morte que le reste de la petite ville. L’idée de penser qu’autrefois Bigsbee avait débordé de vie était presque dérangeante tant la commune était devenue sinistre et silencieuse. Ce n’était plus qu’une succession de bâtiments froids et déserts, abandonnés aux caprices du vent.
Ce dernier dispersait de la poussière et des débris de toutes sortes qui tourbillonnaient avec véhémence sur la chaussée. Sur la route proprement dite, deux 4x4 et une vieille camionnette avaient été abandonnés, certainement faute de carburant.
Wendell avançait d'un pas rapide, s'efforçant de ne pas trébucher sur les innombrables détritus qui jonchaient son chemin. La lumière de sa lampe torche, outre l’éclat blafard des cieux, était la seule à éclairer la scène.
Le jeune homme était vêtu d’un épais blouson délavé et d’un treillis noir. Il avait également sa fidèle casquette des Jayhawks retournée sur sa tête. Il portait en outre un imposant sac à dos mis en bandoulière et un holster duquel dépassé la crosse nacrée d’un antique revolver se balançait en cadence sur sa hanche droite. Wendell se sentait un peu ridicule vis-à-vis du choix de cette arme, mais avec son bras en moins il n’avait pas d’autre alternative que d’imiter ainsi les cow-boys d’antan. Par les temps qui couraient, mieux valait être armé…
Le bruit de ses bottes était le seul à transpercer le lourd silence qui baignait l’atmosphère. Il se répercutait sur les murs des maisons avec un sinistre écho, rendant sa progression plus pénible encore.
Le jeune homme s’arrêta un instant pour souffler. Il se trouvait près d’une voiture couverte de sang séché et de poussière. Une corvette, à en croire le logo fixé sur le capot. Un corps était assis à la place du conducteur. Sa tête, en partie cachée par une épaisse masse de cheveux, ne lui permit pas de déterminer s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Cependant, la robe souillée de poussière de l’inconnue tentait de prouver qu’elle faisait partie de la deuxième catégorie. Impossible de savoir de quoi était morte la malheureuse. Peut-être avait-elle été victime des radiations ? Où des pillards ? Dans ce monde devenu fou toutes les hypothèses étaient possibles…
Wendell détourna le regard de cette vision morbide. Presque inconsciemment, il leva le nez vers le ciel. Le temps était dégagé ce soir. Au-dessus de sa tête, les étoiles brillaient, certaines seules dans leur coin, d’autres serrées les unes contre les autres, dessinant des constellations. Le jeune homme se rappela avoir lu dans un magazine qu’il fallait des milliers d’années pour que leurs rayonnements ne parviennent jusqu’à la terre. Il réalisa alors qu’il ne contemplait peut-être que les images d’âmes disparues depuis des décennies. Cette pensée le fascina et l’effraya tout autant.
La morsure glacée du vent contre sa peau le fit frissonner. La halte avait assez duré. Il reprit son chemin en quête d'un abri pour la nuit. Le salut se présenta sous la forme d’une épicerie aux vitrines défoncées.
La porte de la boutique avait été enfoncée et pendait mollement sur ses gonds. La main du jeune homme effleura machinalement la crosse du revolver. Wendell avait toujours détesté les armes à feux, mais bizarrement, le fait d’avoir cet instrument de mort à ses côtés, le rendait plus serein. Le contact froid du métal entre ses doigts lui donna l’assurance nécessaire pour pénétrer dans les ténèbres du magasin.
Son premier réflexe fut d’appuyer sur l’interrupteur qui se trouvait à sa droite. Il ne fut même pas surpris lorsque rien ne se passa. Wendell se reprocha mentalement sa stupidité. Le bâtiment, comme tous les autres en ville, avait été déserté par la fée électricité. C’était d’ailleurs le cas de toutes les localités qu’il avait traversés ces deux dernières semaines. Pourquoi aurait-ce été différent ici ?
Il s’avança plus avant dans la boutique. Un bruit de verre brisé accompagnait chacun de ses pas.
Sa lampe torche balaya les étagères sans dessus dessous, ultimes vestiges de la panique générale qui s’était emparée des gens alors que les retombées radioactives de Denver fonçaient sur eux. Tout avait été saccagé. Ce que les pillards n’avaient pu emporter avait été complètement détruit. Un vrai gâchis…
Un bruit attira son attention. Il se retourna promptement, braquant la lampe sur les ténèbres qui l’entouraient. Il n’y avait rien. En outre, le bruit (si tenté qu’il eut existé) avait cessé. Il tendit l’oreille, mais ne perçut rien d’autre que le silence de l’infini. Cela devait être un mauvais tour de son esprit déjà bien éprouvé par les événements…
Haussant les épaules, il continua son exploration du magasin. Alors qu’il examinait un paquet contre lequel sa chaussure avait buté, le son recommença de plus belle. Cela ressemblait étrangement au bruit de quelqu’un marchant sur du verre brisé. Mais la sonorité du pas était des plus étrange. Cela n’avait franchement rien d’humain. De nouveau, sa lampe balaya le néant sans rien trouver. Le bruit s’était tu, mais cette fois, Wendell décela une présence quelque part autour de lui. Il n’était pas seul dans la boutique, cela ne faisait plus aucun doute.
Le souffle court, il s’approcha encore. Le jeune homme inclina la lampe vers le sol et son cœur manqua un battement. Un labrador se dressait devant lui, l’air mauvais. Une main sectionnée à hauteur du poignet trônait fièrement dans sa gueule écumante de bave.
- Gentil le chien…
Wendell eut un geste de recul. C’était la première créature vivante qu’il rencontrait depuis huit jours, mais il ne ressentit aucune joie. Au contraire, la vue de ce molosse l’effraya. Il n’avait rien du brave « toutou à sa mémére » et lorgnait plus du côté de « Cujo » que de celui de « Pluto. »
Ce dernier retroussa les babines, laissant apparaître ses crocs jaunis. Il grogna encore.
- Gentil…
Lorsqu’il était encore un gamin son cousin avait été mordu à la main par le caniche de leur grand-mère. La plaie était assez impressionnante pour un chien de petite taille. Il n’osait même pas imaginer les dégâts que ce labrador pouvait faire d’un coup de dent…
Le molosse recracha la main pour toiser le jeune homme. Il grognait toujours, voyant probablement en lui un dîner bien plus succulent que le membre desséché dont il venait de se débarrasser. Wendell se força à ne pas le regarder dans les yeux. Mieux valait ne pas le provoquer...
Un instant, il songea à utiliser le revolver, mais aurait-il simplement le temps de le dégainer ? Une foule d'idées se bousculaient dans sa tête, finalement, il choisit celle qui lui semblait la moins insensée : la fuite.
Dans sa précipitation à reculer, son pied se déroba sur un quelconque obstacle. Il tomba à la renverse, moulinant le vide de son seul bras valide. Le choc fut si violent qu’il en eut le souffle coupé. Sa lampe lui échappa des mains et roula de quelques mètres sur le sol. Profitant de l’incident, le labrador passa à l’attaque. En deux temps trois mouvements, il fut sur lui. Ses terribles mâchoires se refermèrent sur sa jambe gauche. Par chance, le cuir épais de sa botte lui permis d’éviter le pire. A défaut d’un mollet en moins, il en serait quitte pour un gros hématome…
Le chien s’acharnait sur sa chaussure. Wendell lui asséna un violent coup de talon à l’aide de son autre pied, touchant l’animal à la tête. La créature poussa un jappement aigu et lâcha enfin prise. Le jeune homme profita de cette accalmie pour se saisir du revolver. Ses doigts l’agrippèrent au moment même ou le molosse se redressait sur ses pattes. Il s’élança de nouveau, toutes griffes dehors.
Poussé par l’adrénaline, Wendell braqua son arme sur l’attaquant. Avant que le chien ne puisse porter un autre coup de dent, il fit feu. Trois détonations déchirèrent la pénombre. Dans le faible halo de la lampe torche l’animal fut prit d’un tressautement. L’une des balles l’avait mortellement atteinte. Il s’écroula sur le jeune homme, inerte. Wendell se dégagea comme il le put, s’aidant surtout de ses jambes.
En se redressant, il constata avec horreur que son blouson était couvert d’une matière poisseuse à l’odeur métallique. Le jeune homme rangea nerveusement le revolver dans son holster et récupéra sa lampe torche d’une main tremblante. Puis son demander son reste, il ressortit dans la rue. Les coups de feux avaient peut-être été entendus par des pillards, il valait mieux chercher un autre abri…

Dernière modification par Fallout (18-04-2007 10:50:51)


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#2 18-04-2007 10:17:42

Fallout
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Re: In the middle of Nowhere...

Chapitre 2 – Sauvetage.

La cellule était sombre et humide, et ne comportait pour tout mobilier, qu’un lit au matelas crasseux, fixé par des chaînes à l’un de ces murs. La seule lumière qui éclairait cette petite pièce de deux mètre sur trois, provenait d’une petite lézarde, seule lucarne vers le monde extérieur.
Une adolescente y était emprisonnée. L'expression de son visage était celle d'un animal traqué. Ses vêtements sales étaient déchirés en plusieurs endroits. Cette dernière se tenait debout derrière la grille coulissante qui la maintenait en captivité depuis bien trop longtemps. Elle empoigna les impressionnants barreaux qui composaient le dernier rempart entre elle et sa liberté, et tenta désespérément de la faire coulisser. Sa tentative, (comme toutes les précédentes depuis des heures d’ailleurs) fut vaine.
La grille était solidement verrouillée, et la prisonnière le savait parfaitement. Pourtant elle ne voulait pas baisser les bras, et elle redoubla d’effort. Cependant, ses faibles forces l’abandonnèrent rapidement.
L’adolescente lâcha prise et se laissa choir sur le sol, puis elle se mit à sangloter. Il n’y avait donc aucun moyen de sortir d’ici ?
Sa tête se tourna vers le couloir qui jouxtait la cellule. Ses yeux habitués aux ténèbres distinguèrent sans aucun mal le cadavre qui s’y trouvait. Des nuées de mouches voletaient sur le corps en putréfaction. Mais ce qui impressionnait le plus l’adolescente était la tête du pauvre bougre, figée d´une expression de terreur comme elle n’en avait jamais vu auparavant. Ses yeux exorbités semblaient la fixer avec mépris, quant à sa bouche, elle était grande ouverte comme-ci avant de mourir, il avait crié de toutes ses forces en voyant la chose la plus terrifiante de toute sa vie…
Elle se recroquevilla sur le sol glacial de son cachot, tout en continuant d’observer l’épouvantable défunt. Elle ne put s’empêcher de l’envier inconsciemment. Lui au moins était libre...
Il lui fut impossible de déterminer combien de temps elle resta prostrée ainsi à fixer le cadavre, mais cela lui sembla durer une éternité. Un bruit provenant du couloir la tira de sa torpeur. Un bruit qui la fit tressaillir : celui de pas qui se rapprochés.
L’homme apparut enfin dans son champ de vision, l’aveuglant de sa torche.
- Non !
Il fit tourner la clé dans la serrure de la porte et s’introduisit dans la cellule. L’adolescente rampa jusqu’au fond de son antre, les yeux écarquillés de terreur.
- Je vous en prie…
L’inconnu ignora sa supplique pour lui attraper les cheveux, tirant sans ménagement. Ses mains pataudes parcouraient avidement les courbes de sa prisonnière. L’adolescente se débattit du mieux qu’elle le put, mais l’autre faisait preuve d’une force incroyable. Il renifla bruyamment.
- C’est ça ma jolie, débat toi ! Je déteste les filles faciles…
D’une main, il baissa la fermeture éclair de son jean à l’aspect douteux.
L’adolescente eut un haut-le-cœur en le voyant faire. Tout mais pas ça ! Elle se débattit avec la force du désespoir, mais c’était inutile. Il n’y avait aucune échappatoire.
- Je vous en supplie, souffla-t-elle presque qu’imperceptiblement, non !
- Allons, allons. Je ne vais pas te faire de mal, bien au contraire…
Le malotru arracha sauvagement ce qui restait de ses vêtements. Elle se retrouva alors à demi nue, frissonnant devant son bourreau.
L’adolescente se mit à pleurer en silence. Elle n’avait plus la force de lui résister, et puis de toute façon à quoi cela servirait-il ? L’homme lui lécha avidement le visage avec sa langue, laissant une infâme trace baveuse sur son passage.
- Pitié…
La voix cassée de l’adolescente était presque inaudible.
- Non…
Elle ferma les yeux pour tenter de déconnecter sa conscience du monde qui l’entourait, cherchant à s’évader de cette horrible scène par la simple force de sa pensée. Mais alors que l’ignoble bonhomme allait se coucher sur elle, une notion remonta à la surface de son esprit : pourquoi attachait-elle autant d’importance à son être après tout ce qui c’était passé ? Après les explosions atomiques et les millions de morts, après l’apocalypse et les pleurs, là au milieu de cet enfer qu’était devenu le pays, pourquoi son corps serait-il sacro-saint ? La réponse était évidente, et elle la connaissait avant même que la question ne fut vraiment formulée. Parce que c’était le sien ! Ce monde pourri pouvait bien disparaître sous les radiations et la haine, mais son corps lui appartenait. À elle et à personne d’autre !
- Non !
Ayant retrouvée un peu d’énergie, elle repoussa le sale type en lui flanquant un coup de genou dans les côtes, mais il tressaillit à peine sous le coup.
- C’est ça, débat-toi ma jolie !
L’adolescente voulut lui donner un autre coup, mais il stoppa son bras sans le moindre problème. Sa force physique était nettement inférieure à celle de son bourreau, à quoi bon résister ?
- Je vais te faire couiner petite pute et tu vas aimer ça…
La victime ne trouva rien à y redire. L’homme colla sa bouche contre la sienne mordillant le bout de ses lèvres. Alors que tout semblait perdu, l’improbable se produisit.
- Je peux savoir ce qui se passe ici ?
L’homme abandonna un instant sa malheureuse prisonnière pour se tourner vers le couloir d’où provenait cette voix importune.
- Tire-toi pauvre connard, aboya-t-il en direction du jeune homme qui était planté là. Tu vois pas que tu nous interrompt ?
La lampe torche de l’inconnu éclaira le visage embué de larmes de l’adolescente. Celle-ci leva vers lui un regard suppliant. Wendell (puisque c’était de lui qu’il s’agissait) comprit alors qu’il avait bien fait de quitter la boutique pour venir se réfugier dans l’office du shérif.
- J’ai pas l’impression que la demoiselle soit d’accord. Déclara t’il en séparant bien les mots. Vous devriez peut-être la laisser tranquille…
Furieux, l’homme se releva d’un bond.
- Et toi tu ferais mieux de décamper d'ici tant qu’il te reste encore toutes tes dents !
Il tira un couteau à l’arrière de sa ceinture et l’agita d’un air menaçant.
- Tu crois que c’est un pauvre pèquenot manchot qui va m’empêcher de me la faire ?
Profitant de la confusion, l’adolescente essaya de ramper hors de la cellule, mais l’homme s’en aperçut et la stoppa net en l’agrippant par les cheveux.
- Toi tu ne bouges pas, salope !
Elle poussa un gémissement de douleur lorsqu’il la jeta contre le mur au fond de la pièce.
- Vous allez vous calmer, reprit tranquillement Wendell. Où sinon…
L’homme s’esclaffa en agitant les mains au ciel.
- Ou sinon quoi l’éclopé ?
Wendell vit l’homme se jeter sur lui, le couteau brillant d’un étrange éclat au-dessus de sa tête. Inconsciemment, la main du jeune homme s’empara du revolver. Braquant l’arme au jugé il appuya sur la détente. Tout se passa alors au ralenti. La balle qui sortie du six coups. Le spasme de l’homme lorsque celle-ci lui perfora le crâne. Et l’interminable chute que son corps décrivit alors qu’il tombait à la renverse sur le sol. En l’espace de deux secondes tout était terminé.
Wendell s’efforça de ne pas s’attarder sur le corps de l’inconnu qu’il venait de tuer de sang froid. Bizarrement, il n’éprouvait aucun regret. Après tout, cela n’était que de la légitime défense, et au vu de ce qu’il s’apprêter à faire à cette pauvre gamine, il avait bien mériter de mourir. Il préféra se pencher sur l’adolescente. Celle-ci le toisa un moment, les yeux rougis par les larmes. Elle murmura un faible « merci » avant de s’évanouir contre sa poitrine.
Wendell éprouva un léger malaise à soutenir se corps frêle et dévêtu. Calant délicatement la tête de l’adolescente sur ses genoux, il retira difficilement son blouson pour envelopper la pauvre gamine dedans.
Son regard s’attarda de nouveau sur l’homme. Une petite mare de sang était en train de se former sous ce qui resté de sa tête. Wendell bouillait intérieurement. Dieu seul sait ce que ce salaud aurait fait endurer à la malheureuse s’il n’était pas arriver à temps. Et dire que dehors il y avait des centaines d’autres types dans son genre, profitant du chaos général pour faire régner la terreur et satisfaire leurs plus bas instincts…
- Quel monde de merde…





Et voilà c'est tout pour le moment, la suite prochainement. Si vous aimé n'hésitez pas à faire des petits commentaires, ça fait toujours plaisir ^^!

Dernière modification par Fallout (19-04-2007 19:43:19)


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#3 18-04-2007 11:53:21

DJo
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Lieu: Macon
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Re: In the middle of Nowhere...

Bravo ! Encore un qui a le don pour l'invention et l'écriture ! Continue comme ça wink
Le premiuer épisode donne un mélange de Far West et resident Evil ça déchire lol smile

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#4 18-04-2007 20:04:49

irajonas
Rédacteur
Lieu: Meyrargues (13)
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Re: In the middle of Nowhere...

J'adhère !  Beaucoup de réalisme. Il n'y a pas beaucoup de fanfictions autour de Jericho, et ça fait plaisir de trouver quelqu'un d'autre qui a, en plus, une bonne plume !

J'ai toujours été pitoyable pour encourager, alors je dirai juste que j'attends la suite !

I'J'


Nuts !

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#5 19-04-2007 13:43:13

Fallout
Habitant réputé de Jericho
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Re: In the middle of Nowhere...

Merci pour vos encouragements ça fait toujours plaisir ^^! Voilà la suite, enjoy ^^! :


Chapitre 3 – Réveil difficile.

Megan était assise à la terrasse de chez Gee’s, l’un des restaurants à la mode du centre ville de Denver, souriant de toute la blancheur de ses dents. Sa jolie frimousse regardait paisiblement les passants qui se promenaient dans la rue. Soudain son visage se figea en une expression d’horreur.
A l’horizon, une gigantesque vague de feu avait fait son apparition, dévorant à une vitesse fulgurante et les uns après les autres, tous les bâtiments de la ville, fonçant droit sur elle. La lumière dégagée par l’apparition était tellement vive que la jeune fille du se protéger le visage avec le bras. Un bourdonnement étrange résonnait dans l’air au fur et à mesure que le mur de feu se rapprochait. Le sol et les murs du café se mirent alors à trembler.
Certains clients se précipitèrent dans la rue pour fuir, d’autres se cachèrent sous les tables. D’autres encore se mirent à crier et à pleurer. Autour de la jeune femme, la panique semblait totale.
Toutes les vitres du restaurant se brisèrent d’un coup, déversant un millier d’éclats de verre aussi coupant que des lames de rasoirs sur les malheureux clients aveuglés. La scène n’était plus qu’un chaos de cris et de pleurs à présent.
Megan détourna la tête. La chaleur dégagée par la langue de feu était si intense que ses yeux avaient déjà commencés à fondre dans leurs orbites, défigurant atrocement son visage angélique. Son corps s’enflamma subitement, mais avant qu’il ne se désintègre en une myriade de particules incandescentes, elle parvint à crier un mot, un seul, en partie déformé par la douleur :
- Wendeeel!!!
L’intéressé s’éveilla si brutalement qu’il en fut pris de vertige. Après s’être débarrassé du cadavre de l’autre type, il s’était installé au chevet de la gamine pour attendre patiemment son réveil. Les heures passant, il avait finit par s’endormir à son tour.
Les tempes douloureuses, le jeune homme s’adossa au mur. Il lui fallut un bon moment pour reprendre totalement ses esprits. Il resta assis là, le front couvert de sueur et la respiration saccadée, un mince filet de bave pendant à la commissure de ses lèvres. Depuis les attaques et la destruction de Denver, cela faisait bien une dizaine de fois que ce rêve sinistre venait le hanter. Et le malaise qu’il éprouvait au réveil ne faisait que croître à chaque nouveau cauchemar. Cela ne s’arrêterait donc jamais ?
Le souffle encore un peu court, il se passa la main sur le visage comme pour chasser l’angoisse qui lui rongeait les traits. Ce ne fut que lorsqu’il fut un peu calmé qu’il remarqua seulement que l’adolescente le regardait. Celle-ci était allongée dans la position exacte ou il l’avait laissée la veille. Elle venait probablement de se réveiller elle aussi, car la fatigue pouvait encore se lire sur son visage juvénile. A moins que cela ne fut du au mauvais traitement que lui avait infligé l’autre cinglé…
Un sourire illumina le visage du jeune homme.
- Bonjour, murmura-t-il chaleureusement. Je m’appelle Wendell.
L’adolescente le regarda d’un air absent. Il se redressa sur ses jambes et vint s’accroupir lentement prêt d’elle. Lorsqu’il s’approcha cette dernière tressaillit.
- N’ait pas peur je ne te veux aucun mal.
Toujours pas de réponse. Le traumatisme qu’elle avait subit pouvait-il l’avoir rendue muette ?
- Et ne t’en fais pas, continua-t-il, l’autre sale type ne pourras plus t’en faire, je me suis occupé de lui. Tu ne te rappelles pas ?
Ses paroles commencèrent à faire leur chemin dans le cerveau de son interlocutrice.
- Allons, tu ne risques plus rien maintenant. Je ne laisserai plus personne te faire de mal, je te le promets.
Ses yeux croisèrent celle de la gamine. Wendell crut percevoir un léger soubresaut dans ses pupilles. L’instant d’après elle lui sauta au cou, pleurant à chaudes larmes.
- Allons c’est fini, répéta-t-il en lui donnant de petites tapes amicales dans le dos, c’est fini…



Chapitre 4 – Les préparatifs

Trouver des vêtements à la taille de la gamine, n’avait pas été chose facile. La petite localité comportée bien une cinquantaine de maison, mais la quasi-totalité d’entre elles avaient été pillées. Wendell éprouva quelques scrupules à farfouillait ainsi chez les gens. Leurs propriétaires les avaient certes abandonnées, mais ce qu’elles contenaient leur appartenait toujours. Cela le faisait se sentir dans la peau d’un vulgaire voleur, et il détestait ça. Mais avait-il réellement le choix ? Avec le froid qui régnait dehors et l’hiver qui pointait le bout de son nez, l’adolescente ne pouvait pas restée indéfiniment habillée d’un simple blouson cradingue…
Il trouva finalement son bonheur dans une ferme située à l’entrée du village. La maison devait appartenir à un couple de personne âgées au vu des meubles anciens et de la tapisserie jaunie. Au début, il crut qu’il perdait son temps à explorer l’étage, mais il avait bien fait de pousser plus loin ses investigations. L’une des mansardes devait servir de chambre à une adolescente. Peut-être la petite fille des vieux ? Des posters de chanteuse country étaient placardés sur les murs et une impressionnante coiffeuse occupée tout un coin de la pièce. Dans une armoire élégamment décorée de paillette rose et bleu, il avait découvert le jackpot.
Wendell avait choisi les vêtements qu’il lui avait parut les plus chaud et les plus confortables, prenant aussi une paire de bottes à talons plats. Elle serait certainement un peu grande pour la gamine, mais il n’aurait qu’à les rembourrées avec du papier journal ou des morceaux de coton... Satisfait, il fourra toutes ses trouvailles dans un sac de voyage qu’il avait trouvé lors de ces explorations précédentes.
A son retour dans le bureau du Shérif l’adolescente était toujours là, grelottant sous la misérable protection du blouson. Le fond de l’air était plutôt frais ce matin et les parties nues de ses jambes étaient parcourut par la chair de poule.
- Désolé d’avoir été aussi long, fit-il en retournant le contenu du sac sur le bureau, j’ai eu un mal fou à trouver…
Sur le coup, elle ne répondit rien. Puis ses lèvres bougèrent finalement.
- J’ai… J’ai cru que vous m’aviez abandonnée…
La voix était si faible que Wendell crut l’avoir rêvé. Il essaya de lui répondre le plus posément possible.
- Je ne ferais jamais une chose pareille, sois tranquille.
Le jeune homme l’observa discrètement. Elle avait un corps d’enfant et des yeux de vieillard. La pauvre avait probablement du supporter beaucoup de choses horribles depuis le début de tout ce bordel… Elle leva sur lui un visage tordu par l’émotion.
- Vous… Vous ne me ferez pas de mal… promis ?
- Promis, affirma-t-il de sa voix la plus douce. Et je ne laisserai plus personne t’en faire, compte sur moi.
Une larme solitaire roula sur sa joue. Wendell l’essuya d’un revers de la main.
- Au fait je ne connais toujours pas ton nom. Comment est-ce que tu t’appelles ?
L’adolescente sembla fouiller les tréfonds de sa mémoire, elle ouvrit la bouche avant de se raviser. Le jeune homme décida de l’encourager un peu.
- Moi c’est Wendell Richmond.
Il réfléchit un instant avant d’ajouter avec un sourire :
- Je suis un pur produit de ce bon vieux Kansas.
- Lorna. Murmura-t-elle enfin. Lorna Hatchett.
- Lorna ? C’est un bien joli nom.
Peu après cette courte conversation, l’adolescente était retombée dans son mutisme, et Wendell avait même du l’aider à finir de s’habiller. Un peu déçu par sa réaction, il lui avait néanmoins exposé son plan. L’idée était simple : il voulait rejoindre sa famille qui vivait du côté de Jericho. Le problème était que son objectif se situé à quelques 160 Km de là…
- Je sais que ce n’est pas vraiment la porte à côté, mais on y sera bien accueilli. Mon cousin Stanley est un type génial ! En plus je suis sûr que tu va bien t’entendre avec ma cousine Bonnie, elle a à peu prêt ton âge, tu sais ?
L’idée de parcourir tout ce chemin à pied était inconcevable, surtout avec les températures en baisse de ces derniers jours. De plus les routes n’étaient pas sûres. Après un petit déjeuner sommaire lors duquel son invitée n’avait avalée que deux bouchées, il s’était donc mis en quête d’un quelconque moyen de transport. L’adolescente le suivait de maison en maison prenant bien garde de ne pas se faire distancer. Elle semblait perdue dans ses pensées. De temps à autre, Wendell lui parlait, histoire de ne pas la laisser s’enfoncer davantage dans son silence. Lorna hochait parfois timidement la tête pour lui répondre, et le jeune homme considéra cela comme encourageant.
- Tu pourrais t’arrêter de parler cinq minutes, lâcha-t-il même à un moment, on entend que toi ici…
Il s’arrêta finalement prêt d’une vieille Chevrolet bleue nuit. La voiture un peu cabossée n’était pas de toute première jeunesse, mais présentait un avantage certain : les clefs étaient encore sur le contact.
- Bingo !
S’asseyant derrière le volant, il essaya de la faire démarrer. La Chevrolet toussa un instant puis le moteur se mit en marche. Une fumée blanche monta du pot d’échappement pour partir en volute vers un ciel chargé de lourds nuages gris. Les yeux de Wendell se posèrent alors sur la jauge de carburant. Un sentiment d’injustice s’empara de lui. Le réservoir était presque à sec.
- Bon sang, c’était trop beau…
Il coupa rageusement le moteur. Lorna, plantée à côté de la voiture le regarda avec ses grands yeux tristes. Il lui fit un clin d’œil, espérant la rassurer par ce simple geste.
- T’en fais pas, il faut juste trouver un peu d’essence.
C’était quand même plus facile à dire qu’à faire, car depuis quelques semaines le carburant était devenu aussi précieux que de l’or. Il allait être difficile d’en trouver, surtout dans une ville aussi petite que Bigsbee. Wendell allait certainement devoir siphonner les réservoirs de toutes les voitures… à moins que… Mais oui ! Quel imbécile ! Comment ne s’en était-il pas rappelé plus tôt ?
En venant dans se trou paumé, il avait repéré une petite station essence sur le bord de la route. Elle se trouvait environ à 1 kilomètre au nord. Il y avait certainement assez d’essence dans la voiture pour aller jusque là. En admettant que les pompes soient encore en état de fonctionner, cela valait le coup d’essayer…
Mue par une énergie nouvelle, Wendell se dirigea d’un bon pas vers le bureau du shérif. Il en ressortit trente secondes plus tard avec son sac à dos. D’un geste maladroit il le chargea à l’arrière de la Chevrolet. A cause de son bras en moins, il du faire un deuxième puis un troisième voyage pour récupérer à l’intérieur du bâtiment les deux cartons de provisions qu’il avait réuni en fouinant dans le petit bled.
Lorna le regarda faire ces allez retour frénétique, l’air complètement hagard. Elle devait certainement se demandée quelle mouche l’avait piquée. Lorsqu’il eut fini de charger le tout sur la banquette arrière du véhicule, il se tourna vers elle les yeux brillant d’excitation :
- Je vous emmène en ballade, mademoiselle ?




C'est tout pour le moment. Très peu d'action pour l'instant, je me suis simplement intéréssé à la psychologie des personnages principaux. La suite sera plus mouvementée, promis ^^!

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#6 19-04-2007 18:17:06

DJo
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Re: In the middle of Nowhere...

Niquel, je crois que jvais les imprimer et les lire ce soir dans mon lit smile
Continue comme ça wink

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#7 20-04-2007 13:37:57

Fallout
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Re: In the middle of Nowhere...

Pour les éventuels lecteurs intéréssés, voilà la suite !

Chapitre 5 : La station service.

La Chevrolet s’arrêta en soulevant un nuage de poussière. Wendell coupa le moteur presque immédiatement. L’aiguille de la jauge d’essence n’avait pratiquement pas bougée depuis leur départ de Bigsbee, un véritable petit miracle. Le jeune homme ouvrit la portière de la voiture.
- Ne bouge pas, déclara-t-il à l’attention de l’adolescente assise sur le siège passager, je n’en ai pas pour longtemps.
Celle-ci répondit d’un léger hochement de tête. Wendell sortit du véhicule et s’approcha lentement des bâtiments, les sens aux aguets.
La station service n'avait rien d'inhabituelle. Elle était composée de deux pompes à essence à la peinture écaillée, de toilettes publiques qu'aucune femme digne de ce nom n’aurait osée utiliser, et d'un petit atelier envahis par les mauvaises herbes.
La première pompe était vide de chez vide. La seconde en revanche était à moitié pleine. Il en restait largement pour faire le plein de la voiture. Une véritable aubaine !
- Oui !
Le jeune homme eut un geste de triomphe, puis dévissa le bouchon du réservoir de la Chevrolet. Il commença ensuite le transfert du précieux liquide. Alors que celui-ci s’opérait, il remarqua du bruit dans son dos.
- Putain mais qu’est-ce qu’il fout celui là ?
La voix n’avait rien d’amicale. Wendell se retourna pour se retrouver face à trois hommes. Le trio lourdement armé qui sortait de l’atelier, était affublé d’uniformes et autres insignes militaires. A cause de son handicap, le jeune homme n’avait jamais fait son service, mais il ne fallait pas s’appelait Einstein pour deviner que ces types ne faisaient pas partis de l’armée de l’oncle Sam. Il s’agissait sans doute de mercenaires. Quelques détails confirmés cette théorie, comme l’anneau que portait l’un des gars à l’oreille gauche, ou l’âge plus qu’avancé de celui qui semblait être leur chef…
Alors qu’ils avançaient vers lui, menaçant, le jeune homme remarqua seulement le 4x4 noir qui était en partie caché par le mur des toilettes. Il s’en voulut de ne pas l’avoir vu plus tôt. Quel manque de prudence…
Malgré sa cinquantaine bien tassée, un certain charisme se dégageait du plus haut gradé. Il avait une vilaine cicatrice au coin des lèvres qui lui donnait l’impression de sourire en permanence, un nez devant lequel le plus grand des chirurgiens esthétiques eut baissé les bras, et une corpulence digne des meilleurs catcheurs. Le type à la boucle d’oreille était un grand black arborant des lunettes de soleil dernier cri et une arrogance en symbiose parfaite avec sa dégaine de jeune premier. Le troisième enfin, un rouquin au visage clairsemé de tâches de rousseur, portait de petites lunettes rondes qui lui retombaient en permanence sur le nez. Il mâchait nerveusement un chewing-gum.
- Je peux savoir ce que vous foutez ici ? Demanda le vieux à la balafre.
Avant qu’il ne puisse réponde, le black enchaîna :
- Il est en train de nous piquer de l’essence Sergent. V’la ce qu’il fait !
- J’allais la payer, fit Wendell sur la défensive, y’a pas de quoi s’énerver…
Le noir se prit la tête entre les mains et eut un rire sarcastique :
- Putain, faut vraiment être le dernier des cons pour croire que l’argent à encore une quelconque valeur dans ce monde de dingues !
Le sergent fit signe au black de se taire. Lorsqu’il se tourna de nouveau vers Wendell son expression s’était durcie.
- Cette essence est la propriété du gouvernement des Etats-Unis, nous ne pouvons vous laissez la prendre Monsieur.
- Parce que vous comptez me faire croire que vous bossez pour le gouvernement ? C’te bonne blague…
Le sergent s’empara du fusil d’assaut qui jusque là était resté en bandoulière sur son épaule. Ses yeux furibonds ressemblaient aux canons jumelés d’un fusil de chasse.
- Nous n’avons pas à nous justifier devant un simple péquenot. En revanche nous avons l’ordre de tirer à vue sur les pillards. Me suis-je bien fait comprendre ?
- Oh mais c’est très clair, vous gardez tout pour vous et tant pis pour les autres, c’est ça ?
Tout en parlant, Wendell avait retiré la lance de la pompe pour la replacer dans sa position initiale, se faisant il fit tomber quelques gouttes d’essence sur le sol. Alors qu’il refermait le bouchon de la Chevrolet, il entendit un petit cliquetis métallique.
- Ce connard se fout de notre gueule sergent, trouons-lui la peau !
Le noir avait déverrouillé le cran de sûreté de son flingue, un impressionnant M16A2 modèle commando muni, d’une lunette de visée laser et d’un lance grenades M20. Wendell glissa discrètement la main jusqu’à la crosse de son revolver. Alors que ses doigts l’effleuraient, il se souvint d’un petit détail fâcheux. Avec le sauvetage de Lorna et tout ça, il n’avait pas pensé à recharger le six coups. Il ne lui restait donc que deux balles dans le barillet. Deux misérables balles contre trois hommes armés d’engin de guerre, la balance était plus que déséquilibrée…
- Je serais vous, je ne toucherai pas à cette relique. Ou sinon je me verrais dans l’obligation de vous truffer de plomb…
C’était plus un ordre qu’un simple conseil. Wendell fut contraint d’obtempérer. Il retira lentement sa main du holster.
- Pourquoi attendre sergent, butons-le tout de suite !
Le rouquin qui jusque là était resté en retrait de la conversation, cracha son chewing-gum dans les mauvaises herbes.
- Bordel de merde Woodburn, abaisse ton joujou !
- On ne t’a pas sonné le binoclard, alors boucle-là !
L’intéressé ne se laissa pas démonter pour autant et reprit d’une voix plus forte :
- Nous sommes ici pour protéger la station service des voleurs éventuels, pas pour massacrer tout ce qui bouge !
Le binoclard chercha un appui auprès de son supérieur :
- N’est-ce pas sergent ?
Une curieuse lueur habitait toujours le regard du gradé qui fit mine de réfléchir. Wendell profita de ce laps de temps pour passer mentalement en revue les possibilités de fuite. Les trois mercenaires étaient trop proches de lui pour espérer leur tourner le dos et s’engouffrer dans la voiture. Ils n’hésiteraient certainement pas à le tirer comme un lapin, considérant son geste comme celui d’un voleur. Sans compter qu’il pouvait aussi blessé Lorna dans la fusillade. Lorna ! Du coin de l’œil le jeune homme regarda à l’intérieur de la Chevrolet. Il n’y vit personne. L’adolescente avait du se cacher en bas de son siège dès les premiers échos de la conversation. Un bon réflexe qu’elle devait certainement mettre sur le compte de la monstrueuse peur panique qui la hantait depuis qu’il la connaissait…
- Il a piqué du carburant. Pour moi ce type n’est qu’un vulgaire pillard.
- Amen sergent, approuva Woodburn.
Wendell déglutit bruyamment, merde cela ne sentait pas bon. Les deux hommes le mirent en joue, mais alors que le jeune homme croyait sa dernière heure arrivée, l’inattendu se produisit. Le rouquin dirigea son fusil d’assaut contre ses propres compagnons d’armes. Un petit point rouge apparut sur le front de son supérieur.
- Cette fois y’en a marre de vos conneries, s’emporta-t-il, notre mission est de remettre ce pays sur les bons rails, pas de foutre un peu plus la merde !
Le sergent le toisa de ses yeux furibonds.
- Baisse ce putain de flingue Dershot, avant que je ne t’abatte comme un chien.
Woodburn avait toujours son arme pointée sur Wendell, mais son attention était focalisée sur le dénommé Dershot. Le jeune homme mis cela à profit pour dégainer son revolver. Lorsque le black s’aperçut de sa boulette il était déjà trop tard. Le canon du colt était orienté pile entre ses deux yeux.
- Merde.
Cette fois ils étaient deux contre deux, se tenant mutuellement en respect. L’équilibre était rétabli. Aucun des deux partis ne semblait prêt à en démordre. La tension était à son comble. À la moindre échauffourée, c’était le carnage assuré…
- Jetez vos armes, leur ordonna le rouquin.
- Va te faire foutre ! Grogna le black.
Wendell arma le chien du revolver.
- On t’as dit de jeter ton arme, t’es sourd ?
Les lèvres du sergent s’étirèrent en un sourire dément, sinistrement accentué par sa balafre. Son expression avait vraiment de quoi foutre la trouille. Il jeta son arme sur le sol et invita son subordonné à en faire autant.
- Mais ? Balbutia ce dernier.
- Fais ce que je te dis !
Le black ne se le fit pas redire deux fois et se débarrassa de son M16 d’un geste rageur. Dershot leur ordonna ensuite de reculer ce qu’ils firent. Epongeant son front couvert de sueur il s’approcha de Wendell sans quitter les deux autres des yeux. D’une main, il fouilla les poches de son gilet de combat et en sortit un Beretta qu’il tendit au jeune homme.
- Prends ça, se sera plus efficace que ton colt.
Wendell s’empara de l’arme en le remerciant d’un geste de la tête.
- Ok, maintenant remonte dans ta bagnole et tires-toi d’ici.
Le jeune homme voulut protester mais il ne lui en laissa pas l’occasion.
- Quelqu’un doit rester pour les maintenir en joues. T’en fais pas pour moi, je maîtrise la situation. Toi dégage de là en vitesse.
Il obéit à contrecoeur. S’asseyant au volant de la voiture il remarqua avec soulagement que Lorna était bien cachée en bas du siège passager. Il mit alors le moteur en route, satisfait de voir que la jauge d’essence était maintenant au trois quart.
- Une dernière chose, lança Dershot. Ravenwood a mis des barrages un peu partout sur l’autoroute, alors évite de passer par là.
- Sale traite ! Cracha Woodburn.
- Compris. Fit Wendell. Euh… je n’ai jamais été très doué pour les adieux.
- Moi non plus, un simple merci suffira.
- Merci pour tout. Et bonne chance.
- A toi aussi.
Sur ces mots, il démarra. Alors que la Chevrolet s’éloignait, Dershot eut le mauvais réflexe de la suivre des yeux. Deux secondes plus tard, il avait un poignard planté entre les omoplates. Le sergent retira sa lame d’un geste précis.
- Au 4x4, vite !
Dans le rétroviseur de la voiture, Wendell vit le corps du mercenaire tombé face contre terre et ses assassins se précipiter vers leurs voitures. Il comprit presque qu’immédiatement que les ennuis étaient loin d’être finis…
- Et merde, un problème après l’autre !



Le prochain chapitre sauce Mad max sera pour bientôt...

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#8 20-04-2007 19:47:47

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Re: In the middle of Nowhere...

Voilà le chapitre 6, avis aux amateurs ^^!


Chapitre 6 : Course poursuite.

La chevrolet filait à vive allure sur la route cahoteuse, entraînant une énorme traînée de poussière dans son sillage. Wendell avait appris très tôt à se servir de son seul bras droit pour effectuer les gestes de la vie courante. Conduire en faisait bien évidemment partie. Mais entre un trajet pépère entre deux fermes et une course poursuite en plein milieu de nulle part, il y avait une sacrée différence !
Le jeune homme bloqua le volant avec son genou gauche pour enclencher une nouvelle vitesse. La voiture dérapa un peu mais garda tant bien que mal son cap. Un coup d’œil dans le rétroviseur intérieur lui permis de voir que le 4x4 de Ravenwood se rapprochait. Leurs poursuivants gagnaient du terrain. Inexorablement.
- Je le sens très mal ce trip à la Mad Max…
Lorna était recroquevillée sur le siège passager se tenant fermement à la poignée de la portière et poussant parfois de petites plaintes aiguës. Son visage était marqué par la peur. Wendell était prêt à parier que sa figure devait afficher le même genre d’expression. Pour tout dire cette situation pourrie lui donnait une furieuse envie de se chier dessus.
Le 4x4 s’était encore rapproché. Il n’était plus qu’à une vingtaine de mètres à présent. Le jeune homme était pourtant pied au plancher.
- On n’est pas assez rapide… Leur voiture est plus puissante que la nôtre !
Il fallait se rendre à l’évidence : la Chevrolet n’irait pas plus vite. Un énorme choc ébranla tout à coup l’arrière du véhicule. Le 4x4 venait de leur rentrer dedans.
- L’enfoiré !
Une seconde onde de choc se fit ressentir, plus puissante encore que la précédente. Cette fois la voiture se déporta sur la droite. Wendell braqua aussitôt le volant à gauche, tentant de maintenir le fragile équilibre de son engin. Ses yeux se posèrent de nouveau sur le rétroviseur, et ce qu’il vit lui arracha un hoquet de surprise.
- Lorna couche-toi !
Le black avait sorti son buste par la vitre du 4x4. Le cul sur la portière il était en train de les viser avec son M16.
- Couche-toi ! Vite !
L’adolescente s’aplatit sur son siège à l’instant même ou Woodburn appuya sur la détente de son arme. Le fusil d’assaut déversa un véritable déluge de feu sur le pare-brise arrière. Dans un crépitement assourdissant, ce dernier fut littéralement réduit en miettes par les impacts des balles, projetant du verre un peu partout.
Lorna se boucha les oreilles avec les mains. Elle pleurait de nouveau. Wendell s’était courbé le plus possible sur son siège. Cette position précaire n’était pas vraiment idéale pour conduire, surtout avec sa seule main droite. Mais il n’avait pas trop le choix, Woodburn continuait de les canarder comme au champ de tir. Impossible de faire quoi que ce soit avant que son flingue ne soit déchargé. Déchargé ? Mais oui, bien sur !
Sans quitter la route des yeux, le jeune homme s’adressa à l’adolescente pétrifiée qui se tenait à ses côtés.
- Ecoute moi bien, beugla-t-il entre deux salves, je vais avoir besoin de toi. Quand je te le dirai tu prendras le volant de la voiture, compris ?
Lorna ne semblait pas l’avoir entendue, ses yeux étaient perdus dans le vague. Le moment était mal choisi pour piquer une autre crise de nerfs. Aussi Wendell décida de la brutaliser un peu, souhaitant lui faire reprendre pied par cette méthode un peu expéditive :
- Tu veux vivre oui ou non ?
Cette fois elle se tourna vers lui. Leurs regards se croisèrent pendant une demi seconde, mais ce fut suffisant pour comprendre qu’il avait toute son attention désormais.
- Prends le volant quand je te le dirais, ok ?
Après avoir écarquillée les yeux de terreur, elle secoua vivement la tête.
- Je sais que tu es morte de trouille, mais il faut que tu m’aides. Que tu le veuilles ou non on forme une équipe maintenant…
Des balles firent exploser le rétroviseur côté passager. Wendell eut un soubresaut mais se força à poursuivre :
- Je t’ai dit que je te protégerai, mais je ne pourrai pas le faire seul. Toi aussi tu dois te battre !
Cette fois, le phare arrière gauche éclata en une grosse gerbe d’étincelles.
- D’accord ?
L’adolescente acquiesça d’un faible hochement de tête. Les balles cessèrent de fuser sur la carrosserie de la Chevrolet. Le black devait certainement être en train de recharger son M16. C’était le moment ou jamais.
- Maintenant !
Sans savoir si Lorna allait bouger, Wendell lâcha les commandes pour agripper le Beretta que lui avait donné Dershot. Alors qu’il le sortait de sa ceinture, il fut ravi de constater que la voiture ne s’était pas retournée, prouvant que l’adolescente avait finalement réagi comme convenu.
Elle était bien trop jeune pour avoir conduit une voiture auparavant. Pourtant elle posa les mains sur le volant précisément à 10h10. Sur le moment, Wendell trouva ce détail amusant, lui que le moniteur n’avait jamais pu engueuler parce qu’il enfreignait involontairement cette règle essentielle d’apprentissage de la conduite.
Le pied écrasant toujours l’accélérateur, il se retourna tant bien que mal visant du mieux qu’il le pu le 4x4 qui les poursuivaient. Son premier tir se perdit dans les airs, mais le second effleura le toit ouvrant du tout terrain. Woodburn regarda incrédule l’impact qui venait d’apparaître à quelques centimètres de son torse.
- Hé, mais cet enculé nous tire dessus !
La troisième balle fut la bonne. Le mercenaire fut touché en pleine poitrine. Déséquilibré il glissa hors de la portière du véhicule. Il tomba les quatre fers en l’air, poussant un cri horrible. Son corps heurta durement le sol disparaissant en un instant dans un nuage de poussière.
Wendell n’eut pas le temps de se réjouir car le 4x4 percuta de nouveau la Chevrolet. La voiture fut ébranlée par un terrible choc qui lui fit lâcher le Beretta. Ce dernier glissa sous son siège,  hors d’atteinte.
Lorna, au bord de la rupture, se débrouillée comme elle le pouvait avec le volant. La voiture zigzaguait dangereusement et le jeune homme décida de reprendre les choses en main.
- Je récupère les commandes, reprend ta place et attache ta ceinture !
L’adolescente obéit immédiatement, probablement ravie de devoir quitter cette position inconfortable. Le corps tremblant, elle exécuta l’ordre sans broncher.
Le 4x4 accéléra encore jusqu’à se retrouver à hauteur de sa proie. Wendell vit nettement le visage déformé par la haine de son conducteur.
Le sergent mima un égorgement avec son pouce, mais le jeune homme ne se laissa pas déstabilisé par son geste. S’il avait eut un deuxième bras, Wendell en aurait profité pour lui faire un magnifique doigt d’honneur, mais qu’importe le cœur y était…
Plutôt que d’attendre pacifiquement, il passa cette fois à l’offensive. Ce faisant, il donna un rapide coup de volant sur la gauche, percutant l’aile avant du tout terrain. Le 4x4 fit un écart mais revint rapidement sur sa trajectoire initiale.
Alors qu’il concentrait toute son énergie à anticiper le prochain mouvement de son adversaire, le jeune homme eut la désagréable sensation que quelque chose clochait. Lorna tirait frénétiquement la manche de sa veste, comme si elle voulait le prévenir d’un danger imminent. Il abandonna l’autre véhicule pour se tourner vers elle. Horrifiée, elle pointait un doigt tremblant vers l’horizon. Lorsqu’il regarda la direction qu’elle lui indiquait, son cœur manqua un battement. Ils fonçaient droit vers un ravin !
- Et merde…
Son pied écrasa la pédale de frein. La Chevrolet ralentit brutalement. A ce rythme, il aurait certainement pu stoppé avant d’arriver au ravin, mais au lieu de cela la voiture accéléra de nouveau. Le 4x4 lui rentrait dedans, une fois de plus.
- Mais il est fou ce mec !
Wendell serra les dents, il était trop tard pour éviter le plongeon. Les deux véhicules empruntèrent à toute allure la pente abrupte qui s’offrait à leurs roues, entamant ainsi une dangereuse descente vers le vide.
- Accroche-toi Lorna !



La suite dès que je peux...

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#9 21-04-2007 20:56:19

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Re: In the middle of Nowhere...

Je sais que j'ai un rythme d'écriture rapide, mais si il y a encore quelqu'un d'autre que moi sur ce topic, n'hésitez pas à vous manifester, histoire de voir si mon histoire vaut la peine d'être continuer ^^!


Chapitre 7 : le duel.

Wendell rampait sur le sol, la tête dans du coton. Il se redressa difficilement sur son coude, passant mentalement en revue les images de l’accident. Le jeune homme se revoyait encore très nettement flotter dans les airs lorsque le choc avait arraché sa portière, le propulsant hors du véhicule. La vache, il avait de la chance d’être encore en vie…
Autour de lui le monde tanguait sérieusement. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits. Lorsque sa vision se fit plus nette, il pu enfin distinguer la voiture. Une désagréable odeur de caoutchouc brûlait flottait dans l’air. Cela n’augurait rien de bon.
La Chevrolet avait atterrit sur le toit quelques mètres plus loin. Sa belle carrosserie bleue nuit totalement foutue faisait peine à voir. Lorna était toujours assise sur le siège passager. Sa ceinture de sécurité la maintenait en suspension dans le vide, la tête à l’envers et les bras ballants. Wendell ne distinguait pas son visage, cachée sous la masse de ses longs cheveux bruns. Une peur panique l’envahie subitement. Etait-elle morte ?
- Lorna !
Personne ne répondit à son appel. Il fit un effort considérable pour se redresser sur ses jambes. Sa tête lui tournait encore un peu mais il parvint néanmoins à se maintenir debout.
- Lorna ! Répéta-t-il de plus en plus inquiet.
Un bruit dans son dos. Celui d’une portière qui s’ouvre.
Le 4x4 de Ravenwood s’était encastré dans un arbre à flanc de colline. A première vue, le véhicule était dans un état aussi lamentable que la Chevrolet. Son conducteur en revanche semblait en meilleure forme. Du moins en apparence. Ce n’était qu’une vague silhouette en contre-jour qui se rapprochée de Wendell en traînant la jambe.
Le mercenaire gardait la tête en arrière, comme s’il avait voulut arrêter un saignement de nez. Lorsqu’il la baissa enfin, Wendell fut saisie d’une vision d’horreur. Le visage du sergent était atrocement mutilé. Il fallait maintenant ajouter à sa vilaine cicatrice l’infamie d’un œil crevé. Un gros éclat de verre s’était fiché dans son globe oculaire droit. Trois sortes de liquide coulaient de la plaie béante pour s’étaler sur sa joue : des larmes, du sang et une bile blanchâtre à l’aspect visqueuse.
Il s’arrêta à une dizaine de mètres du jeune homme, qui, toujours en équilibre précaire sur ses jambes, était fasciné par cette vision morbide.
- Fils de pute, déclara enfin le mercenaire d’une voix rauque, je vais te crever !
D’un geste peu assuré, le sergent ôta le bouton-pression du holster fixé à son gilet de combat. Au lieu de dégainer le Beretta qui s’y trouvait, il se contenta simplement de le sortir légèrement de son étui.
Wendell vérifia par acquis de conscience que son revolver était toujours sur sa hanche. Fort heureusement, le colt était encore en place. Son futur adversaire le toisa de son seul œil valide, l’invitant d’un geste théâtrale de la main :
- Vas-y, dégaine…
Incroyable, ce type souhaitait un duel ! Le jeune homme trouvait la situation à la fois grotesque et surréaliste. Il se sentait dans la peau du héros d’un de ces westerns ringards qu’il dévorait étant gamin. On était au 21ème siècle bordel, ce genre de chose ne se faisait plus !
Malgré tout, il fit lentement glisser sa main vers son revolver, effleurant du bout des doigts la crosse nacrée. Le jeune homme constata que sa main tremblait. Merde, ce n’était pas le moment de paniquer ! Le sergent lui, s’impatientait :
- Qu’est-ce que t’attends petit con ? L’apocalypse ? C’est un peu tard…
Autour des deux combattants le temps semblait s’être arrêter. Le vent rythmait la scène au grès de la poussière qu’il déplaçait. Hormis les souffles courts des deux adversaires, il n’y avait plus un bruit.
Wendell prit une profonde respiration, puis il se jeta à l’eau. Il empoigna le colt de sa main moite. Le sergent en fit de même, dégainant son Beretta avec toutefois un peu plus d’aisance. Ils se braquèrent pratiquement en même temps. Deux détonations déchirèrent le silence, chacune provenant d’une arme différente.
Le temps avait repris sa course. Alerté par les coups de feux, un énorme corbeau s’envola de la cime de l’arbre sur lequel il était perché. Les deux hommes étaient restés en position de tir mais ne bougeaient plus. Une légère vapeur s’échappait des canons de leurs armes.
Wendell pensa d’abord qu’il avait été touché. Son cœur battait si fort qu’il crut un instant qu’il allait jaillir de sa poitrine. Une grimace de douleur apparut alors sur le visage mutilé du mercenaire, qui s’écroula brutalement sur les genoux. Un petit geyser rouge était apparut au niveau de son plexus.
- Petit con ! Murmura-t-il en recrachant un mince filet de sang. Puis il s’écroula face contre terre, mort pour de bon.
Le jeune homme poussa un soupir de soulagement. Finalement, cela avait été bien plus facile qu’il ne l’eut imaginé. Il rengaina son colt, puis s’approcha en titubant du cadavre qui lui faisait face. Il n’en était qu’a mis chemin lorsqu’il fut pris de vertige.
- Mais que…
Ses membres engourdit ne lui répondaient plus. Avait-t-il finalement reçu une balle ? Non, c’était impossible ! Il n’avait aucune blessure visible. Pourtant…
Wendell s’affala brusquement dans la poussière. Le jeune homme essaya de se relever mais n’en avait pas la force. Se tournant vers l’épave de la Corvette, il lança dans un souffle :
- Désolé Lorna…
Le monde devint noir et silencieux. Il sombra dans l’inconscience.



Je vous laisse digérer tout ça avant de poster la suite ^^!

Dernière modification par Fallout (21-04-2007 20:56:50)


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#10 23-04-2007 21:13:20

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Re: In the middle of Nowhere...

Voici la suite de ma fic : si quelqu'un est intéréssé qu'il se fasse plaisir ^^...


Chapitre 8 : Accalmie.

Lorna ouvrit lentement les yeux, une paupière après l’autre. Son premier réflexe fut de se demander pourquoi sa vision était inversée à 180°. Il lui fallut moins d’une demi seconde pour comprendre qu’il s’agissait d’une conséquence directe de l’accident.
D’abord incapable du moindre geste, elle resta immobile dans cette position inconfortable, ses cheveux balayant le toit cabossé de la Chevrolet. Une désagréable sensation commença à lui chatouiller le canal lacrymal, et elle crut qu’elle allait de nouveau pleurer. C’est à ce moment précis que les mots que lui avait prononcés son sauveur, peu avant le grand plongeon, refirent surface dans un coin de sa mémoire :
« Je t’ai dit que je te protégerai, mais je ne pourrai pas le faire seul. Toi aussi tu dois te battre ! »
L’adolescente décida de suivre ce conseil judicieux. A bien y réfléchir, il avait entièrement raison. Elle ne pourrait pas indéfiniment compter sur les autres pour survivre dans ce monde devenu fou. Elle devait absolument se reprendre en main, et tout de suite.
Refoulant les larmes qui lui montaient aux yeux, elle s’arracha de l’étreinte plus qu’attachante de la ceinture de sécurité, s’aidant d’un bras pour amortir sa chute. Lorsqu’elle ce fut enfin rétablie, Lorna rampa hors de l’épave du véhicule. Au passage, elle s'égratigna les paumes de la main sur des morceaux de verres, mais il y avait plus important : Le corps du conducteur de la Chevrolet était étendu sur le sol, non loin de là. Avait-il était projeté hors de la voiture pendant le crash ? Etait-il mort ?
L’adolescente se précipita instinctivement vers lui. Une fois à sa hauteur, elle se laissa tomber dans la poussière, le secouant vivement par l’épaule. Il n’eut aucune réaction. Comment avait-il dit qu’il s’appelait déjà ? Warren ? Wendell ? Oui c’était cela, Wendell quelque chose…
- Wendell, fit-elle en le secouant un peu plus fort, Wendell ?
La panique dans sa propre voix n’était pas faite pour la rassurer.
- Wendell, vous… vous m’entendez ?
Il ne lui répondit toujours pas. Lorna eut une fois de plus envie de s’abandonner aux larmes, mais résista tant bien que mal à cette désagréable pulsion. Elle ne connaissait pas ce jeune homme depuis longtemps, mais elle avait trouvé en lui bien plus de chaleur humaine que dans tout ceux qui avaient croisés sa route depuis l’explosion des bombes. Elle ne pouvait pas non plus oublier le fait qu’il lui avait également sauvé la vie. Lorna serra les poings, se reprochant mentalement son manque de courage. Elle n’allait pas se défiler maintenant qu’il avait besoin d’elle !
Ce concentrant davantage sur le corps de Wendell, elle remarqua qu’il respirait encore. Dieu soit loué !
Elle continua donc son examen, un peu plus détendue. A première vue, il ne présentait aucune blessure importante. Pas d’hémorragie ou de fracture à l’horizon. Il avait bien quelques petites plaies et autres hématomes, mais elle-même en était couverte de la tête aux pieds. Peut-être s’était-il juste évanoui ?
Un autre corps gisait par terre. L’adolescente abandonna Wendell pour s’en approchait. Il s’agissait d’un des types qui les avaient pris en chasse. Il n’y avait plus rien à faire pour lui, aussi décida-t-elle de ne plus s’en préoccuper…
Elle retourna donc vers le jeune homme. Lorna ne pouvait pas le laisser ainsi. L’après-midi était déjà bien entamée, et la température commençait à retombée nettement. Il lui fallait à tout prix trouver un endroit à l’abri du vent et du froid, car la nuit s’annonçait glaciale. Après quelques instants de réflexion, ses yeux se posèrent sur le 4x4 des mercenaires. La voiture possédait un habitacle arrière suffisamment grand pour qu’il puisse y tenir allongés. Le pare brise avant était certes cassé, mais elle trouverait certainement de quoi le calfeutrer. Lorna prit une profonde inspiration, elle avait du pain sur la planche.
Lorsque Wendell reprit conscience trois heures plus tard, les images du cauchemar qui l’avait tiré des bras de Morphée, étaient encore bien ancrées dans sa tête. Lancinantes, semblables à de vieilles blessures qui ne cicatriserai sans doute jamais.
La bouche pâteuse, le front moite, il fut étonné de voir qu’une couverture le recouvrait. Plus surprenant encore, une tête était blottie contre sa poitrine. Il n’eut cependant pas de mal à reconnaître la chevelure de Lorna. L’adolescente était endormie au creux de son épaule. Elle avait l’air épuisée.
Un rapide coup d’œil lui permis de se rendre compte qu’il n’était plus à l’air libre, mais à l’arrière du 4x4 de Ravenwood. Comment diable avait-elle fait pour le traîner jusque là ? Elle paraissait pourtant si faible et si fragile…
Dehors, la nuit était tombée, bon sang mais depuis combien de temps était-il inconscient ? Wendell se redressa le plus lentement possible, prenant bien garde de ne pas réveiller l’adolescente. Il lui posa délicatement la tête sur l’oreiller de fortune qu’elle avait constituée à l’aide d’une autre couverture pliée en quatre, puis se dégagea de son étreinte.
Une lampe torche était posée sur la couverture, il s’en saisit machinalement. L’habitacle du tout terrain était encombré par un tas de matériel que Lorna s’était efforcée d’entasser sur le coté gauche du véhicule. Wendell reconnu parmi cet amoncellement d’objets hétéroclites, des armes, des munitions, des vivres, des kits de survie, du matériel d’observation et autres gadgets militaires dont les noms lui échappaient. Il repéra même son vieux sac à dos parmi le capharnaüm. Un sourire apparut sur ses lèvres, Lorna avait vraiment pensait à tout…
Il profita de ce rare instant de paix pour prendre la boîte de cartouches qui s’y trouvait. Il n’avait plus qu’une seule balle dans le barillet de son revolver et il ne tenait pas à se retrouver à court de munitions, si les choses s’envenimaient de nouveau. Ce qui risquait fort d’arriver à un moment ou un autre par les temps qui couraient…
Alors qu’il rechargeait l’arme à la faible lueur de la lampe, le visage aux orbites vides de Megan lui revint à l’esprit. Il chassa rapidement cette image de sa tête, se concentrant sur sa tâche. La radio installée sur le tableau de bord du 4x4 l’aida dans sa démarche. Elle se mit tout à coup en marche, crachant quelques petits grésillements. Un voyant rouge clignota laissant place à une voix autoritaire :
- Red 1.6 Alpha pour Epsilon One. Red 1.6 Alpha pour Epsilon One, me recevez-vous ?
Il y eut une courte attente puis une autre voix reprit :
- Ici Epsilon One, Parlez Red 1.6 Alpha.
- Major Lindberg en ligne. Ma section est tombée sur un groupe d’une trentaine de réfugiés qui faisaient route vers le sud. Nous les avons interceptés au point G4. Conformément aux instructions du plan de bataille Némésis, nous avons ouvert le feu. Aucun survivant, à vous.
Wendell fut abasourdi par ce qu’il venait d’entendre. Le mercenaire avait parlé sur un ton détaché, comme si la gravité de son geste ne le touchait même pas. Quel genre d’homme pouvait avouer un massacre avec une voix aussi neutre ?
- Bien reçu Red 1.6 Alpha, poursuivit le second type. Dépouillez les cadavres et reprenez votre route vers le Nord-Est. Toutes nos unités se regroupent en H6 pour préparer l’assaut sur New Bern. Rapprochez-vous du Colonel Jarrah pour d’autres instructions, à vous.
- Reçu Epsilon One, nous terminons le nettoyage de la zone et nous rejoignons le point H6. Terminé.
Wendell tendit l’oreille au cas ou la conversation se serait prolongée, mais il n’entendit plus rien d’autre que le vent qui s’engouffrait par le pare-brise mal calfeutré. Ainsi donc Ravenwood s’apprêtait à attaquer New Bern… Wendell connaissait bien cette charmante petite ville. Megan avait une tante qui vivait là-bas et ils lui avaient plusieurs fois rendue visite ensemble. L’idée de savoir qu’une terrible menace pesait sur ses habitants, et ce sans qu’il puisse y changer quelque chose, lui était insupportable.
Il termina de recharger son revolver puis le rangea dans son holster avec la ferme intention de tirer à vue sur le prochain mercenaire de Ravenwood qui croiserait son chemin.



La suite quand j'aurais le temps...


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#11 24-04-2007 11:05:53

Fallout
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Re: In the middle of Nowhere...

La suite de ma fic...


Chapitre 9 : Réminiscence.

La photographie n’était plus de première jeunesse. Les couleurs étaient un peu passées, les coins légèrement racornis. Elle représentait Wendell en compagnie d’une jolie blonde. Tout deux souriaient bêtement pour le photographe, bras dessus, bras dessous.
Le jeune homme se remémora sans peine le jour ou elle avait été prise. C’était à l’occasion de la fête annuelle de son village natale, trois ans plus tôt. A l’époque, il venait tout juste de rencontrer Megan. Un événement qui avait bouleversé son existence. Megan… Il ignorait encore pourquoi une si charmante demoiselle s’était intéressée à sa misérable personne. C’était la seule fille qu’il n’eut jamais aimée. La seule qui ai posé les yeux sur lui sans grimacer de dégoût à la vue de son infirmité. La seule à avoir éveillée en lui un sentiment approximatif de bonheur. Mais elle était morte à présent. Bon sang, il n’avait même pas eu l’occasion de lui dire au revoir. Ni même de lui faire savoir à quel point il l’aimait. La vie était vraiment trop injuste…
Malgré toute sa bonne volonté, il ne pu s’empêcher de verser une larme. Alors qu’il s’essuyait les yeux, une petite voix résonna dans son dos.
- Qui est ce ?
Wendell se tourna vers Lorna. L’adolescente l’avait observée en silence pendant un bon moment, avant d’ouvrir finalement la bouche. Malgré une bonne nuit de sommeil, ses traits étaient encore marqués par la fatigue.
- Ma petite amie Megan, déclara le jeune homme en rangeant la photo dans une poche de son treillis.
- Elle est vraiment jolie.
- Oui, elle l’était.
Lorna fronça les sourcils. Comprenant qu’elle se demandait pourquoi il parlait d’elle au passé, il poursuivit :
- La veille du jour ou la bombe a explosée,  elle est partie rendre visite à sa cousine de Denver.
Il renifla bruyamment.
- Je devais aller avec elle, mais j’ai été retenu à la ferme…
L’adolescente ne su pas comment réagir face à cette nouvelle dramatique. Elle tenta néanmoins de le réconforter :
- Elle n’est peut-être pas morte, il faut garder espoir.
- J’en doute. La ville a été entièrement détruite…
Lorna marqua une courte pose avant de reprendre :
- Qui sait, elle était peut-être à l’abri lorsque la bombe a explosée ?
Un doute fit tout à coup son apparition à la surface de son esprit. Il avait accepté tant bien que mal l’idée que Megan avait sans doute péri pendant l’explosion de la bombe nucléaire, mais s’il s’était trompé ? Si elle n’était pas morte sur le coup, mais s’était au contraire éteinte à petit feu, à la suite de ses blessures ou bien à cause des retombées radioactives ? Le simple fait de penser qu’elle avait pu agonisée dans d’atroces souffrances était abominable. Il pria pour que ce ne fût pas le cas.
- Assez parlé de moi, fit-il pour changer de sujet, je te remercie de t’être si bien occupé de ma grande carcasse lorsque j’étais dans les vapes.
Les joues de l’adolescente s’empourprèrent.
- Ce… Ce n’est rien comparé à… tout ce que… vous avez fait pour moi…
Il coupa court à ses balbutiements.
- Content de voir que tu vas un mieux.
Lorna lui sourit timidement.
- C’est grâce à vous. A ce que vous m’avez dit lors de la poursuite. Que je devais me battre et tout ça. Vous aviez raison. Je ne serais plus un boulet maintenant. Du moins j’essaierais !
- Je n’ai jamais dit que tu en étais un…
Wendell l’observa discrètement. Quel âge pouvait-elle avoir ? 14 ? 15 ans ? Elle possédait pourtant un physique proche de celui d’une adulte et un raisonnement plutôt mature pour la gamine qu’elle était encore. La fin du monde l’avait-elle fait mûrir plus vite que la normale ou avait-elle toujours été en avance sur les autres filles de son âge ?
Lorna remarqua son petit manège et prit une moue dubitative :
- Pourquoi me dévisagez-vous ainsi ?
Le jeune homme vissa sa vieille casquette des JayHawks sur son crâne avec un sourire aux lèvres. En son fort intérieur, il trouva que c’était une très bonne chose d’être tombée sur elle. Leur rencontre représentait une petite bouée de chance dans l’océan de merde qu’était devenue leur vie depuis les bombes.
- Pour rien. Je me disais simplement que j’ai eu de la chance de te rencontrer.
Les joues de l’adolescente s’enflammèrent de nouveau.
- C’est plutôt moi qui ai eu de la chance. Si vous n’aviez pas était là l’autre soir…
- Ne pense plus à tout ça, c’est du passé.
Elle hocha affirmativement la tête.
- Je tenais néanmoins à vous remercier.
- Y’a pas de quoi, j’ai fait ce que j’avais à faire, c’est tout. Et une dernière chose, continua-t-il en cherchant son regard, arrête de me vouvoyer. J’ai l’impression d’être un petit vieux…



Je rappelle au passage que les commentaires sont toujours les bienvenus, même si c'est pour me dire que ma fic est nulle, n'hésitez pas, que je sache au moins que je ne poste pas dans le vide ^^!


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#12 24-04-2007 11:11:39

DJo
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Re: In the middle of Nowhere...

La touche love arrive dans la Fanfic ou pas big_smile

Continue continue smile

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#13 24-04-2007 20:57:44

clad2001
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Re: In the middle of Nowhere...

Super les derniers chapitres! continue cool et merci pour ta fiction


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#14 24-04-2007 21:11:34

Ouark
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Re: In the middle of Nowhere...

passionnant smile
Tu va bientot ouvoir la sortir dans toutes les bonnes librairies des quartiers, si ça continue comme ça xD

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#15 25-04-2007 10:56:57

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Re: In the middle of Nowhere...

Merci pour les commentaires. ça m'a fait plaisir ^^!

Chapitre 10 : No man’s land.

L’aube fit rapidement son apparition.
D’un commun accord, Lorna et Wendell décidèrent de s’éloigner des épaves des voitures sans plus tarder. Ils chargèrent leurs sacs à dos respectifs de provisions. Le jeune homme trouva même une carte du Kansas dans la boîte à gants du 4x4. Cependant, il lui était difficile de déterminer leur position avec précision. Le ravin y était bien indiqué, mais s’étendait sur au moins deux kilomètres. Pour couronner le tout, il avait emprunté un chemin de terre au hasard pour semer ces poursuivants qui bien sur, ne figurait pas sur le document.
Ils purent malgré tout s’orienter. L’astre solaire qui illuminait l’horizon d’une faible clarté, leur donna l’est. A partir de cette information, ils complétèrent facilement le reste de la rose des vents.
D’après les estimations du jeune homme, ils se trouvaient encore à 130 kilomètres de Jericho. Peut-être même plus. La ballade qui s’annonçait  n’allait pas être de tout repos. Surtout dans le no man’s land qu’était devenu le pays…
- Tu es prête ? Fit le garçon en rajustant son sac à dos.
Lorna fit un bref « oui » de la tête.
Son compagnon bloqua un instant sur l’impressionnant canon du fusil d’assaut qu’elle portait en bandoulière. L’adolescente avait récupéré ce M16 commando sur le siège avant du 4x4. Comme Wendell ne pouvait pas se servir de cette arme avec son bras en moins, elle se l’était appropriée presque machinalement, voyant en ce fusil un bon moyen de décourager ceux qui voudraient lui faire du mal à l’avenir.
Au début, le jeune homme s’y était vaguement opposé, avant de finalement renoncer. Si le fait de trimballer un M16 pouvait la rassurer, il n’avait aucune raison de la privée de ce réconfort. Mais plus il y repensait, et plus il se disait que c’était totalement dingue de voir une gamine aussi frêle et douce que Lorna avec cette arme de guerre sur l’épaule. Quoique, réflexion faite, ce n’était pas plus bizarre que tout ce qu’il avait pu voir depuis ces six dernières semaines…
- J’ai encore un truc à faire et on y va.
Wendell s’approcha du corps du mercenaire qu’il avait abattu la veille. Il chassa d’un coup de pied rageur les corbeaux qui s’étaient agglutinés sur le cadavre. Les volatiles, brutalement interrompus dans leur repas, s’envolèrent en croassant furieusement.
Il tenta ensuite de prendre le Beretta que le sergent tenait fermement entre ses doigts crispés, luttant un peu pour le dégager. Les phalanges cédèrent enfin dans un craquement sinistre. Le jeune homme passa l’arme à sa ceinture, une grimace de dégoût sur les lèvres.
- Nous devrions peut-être l’enterrer ? Proposa Lorna.
- Ce serait lui faire une faveur, pesta t’il sur un ton un peu dur.
- Mais…
- Je vais pas me crever le cul pour ce sale type ! Tu crois qu’il aurait pris cette peine pour nous ?
Il s’en voulut de s’emporter ainsi contre la naïveté de l’adolescente. Après tout, cela n’était pas sa faute. Elle n’avait pas entendue la conversation radio qu’il avait surpris au cours de la nuit, et ne pouvait donc pas savoir à quel point les hommes de Ravenwood pouvaient se montrer abjects…
- On n’a plus rien à faire ici, partons.
Joignant le geste à la parole, il commença à gravir la pente abrupte qui s’offrait à lui. Lorna se signa en observant le cadavre, puis après un court moment de silence, elle s’élança à sa suite.
L’ascension, bien que courte leur demanda un effort considérable, tant et si bien que les deux jeunes gens furent à bout de souffle une fois au sommet.
La petite grimpette valait malgré tout le détour, car le panorama qui s’offrit à leurs yeux ébahis était magnifique. Une vision enchanteresse du Kansas dans toute sa splendeur.
- C’est beau, murmura Lorna.
Wendell confirma d’un hochement de tête.
A perte de vue s’étendaient des bois et des champs cultivés. De temps à autre, une ferme se dressait solitaire, vestige d’un monde paisible qui ne serait probablement plus jamais le leur. Au loin, une chaîne de montagnes dominait ce paysage rural depuis certainement des milliers d’années, en un temps ou les hommes n’avaient pas encore appris à fabriquer des engins de destruction à grande échelle…
- On va suivre cette piste, fit Wendell en pointant du doigt un sentier à peine visible entre les mauvaises herbes. D’après la carte, elle conduit à la nationale 37.
La nationale 37 rejoignait l’autoroute au bout d’une vingtaine de kilomètres. C’était le chemin le plus court et le plus direct pour se rendre à Jericho, mais ce n’était peut-être pas une si bonne idée que cela de l’emprunter. Le gars qui leur avait sauvé les miches à la station essence, lui avait formellement conseillé de l’éviter…
Le jeune homme tenta de trouver un chemin plus sûr sur la carte, mais il n’en vit pas d’autres.
- Qui a-t-il ? S’enquit l’adolescente qui avait certainement remarquée l’inquiétude que trahissait son visage.
Wendell n’essaya même pas de lui cacher ses craintes. Mieux valait qu’elle sache la vérité, après tout sa vie aussi était en jeu.
- Je me demande si c’est vraiment prudent de passer par l’autoroute. Dershot, m’a dit que ses copains avaient plusieurs barrages le long de la voie rapide.
Lorna ne répondit rien, se contentant de le regarder en silence. Le jeune homme se replongea dans l’étude de la carte puis haussa les épaules.
- On pourrait couper à travers champs, mais cela risque de nous prendre beaucoup plus de temps.
L’adolescente rajusta la sangle du fusil sur son épaule.
- Comme vous… Enfin, comme tu veux. J’ai confiance en toi.
Super, maintenant il était obligé de décider pour eux deux…
- Ok. Alors on va longer la route en marchant à travers champs. Si on reste à une vingtaine de mètres, cela minimisera les chances de mauvaises rencontres.
- Je te suis.




La suite sera pour bientôt, avec un chapitre orienté action...


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#16 09-05-2007 23:43:47

Pandafurtif
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Re: In the middle of Nowhere...

Felicitation Fallout j'aime beaucoup ce style un peu a l'emporte piece et la  bonne franquette quasi argotique de l'antiheros. Continue comme ca )) Comme quoi il y a plein de talents cachés.

Pandafurtif - A genou devant le troubadour.

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#17 28-07-2007 23:42:51

arno
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Re: In the middle of Nowhere...

j'adore cette serie
vivement la suite

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#18 14-04-2008 14:41:29

Rashkar
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Re: In the middle of Nowhere...

Ca fait super longtemps. Une suite a prevoir ?

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