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#1 06-05-2008 16:59:30

Rashkar
Résidant de Jericho
Lieu: Dublin
Date d'inscription: 11-04-2008
Messages: 31

Journal d'un survivant

Ceci est le journal d'un survivant, dans un monde ou l'humanité s'est transformée en une sorte de prédateur n'écoutant plus que ses instincts les plus primitifs.

C'est totalement sans rapport avec Jericho, mais je le poste ici quand même pour ceux que ca intéresse.

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#2 06-05-2008 18:09:22

Rashkar
Résidant de Jericho
Lieu: Dublin
Date d'inscription: 11-04-2008
Messages: 31

Re: Journal d'un survivant

23 février 2011.

Par ou commencer? Par le commencement.

Ha ha ha.

Je me nomme Mikhaïl Kraptov. J'ai 29 ans. Après avoir passé 8 ans dans la légion étrangère, je suis rentré chez Secopex, une compagnie militaire privée, la seule française.

J'étais en repos quand tout à commencer, et j'ai pas été appelé. Tant mieux. Je vivais, et je vis toujours, à Franconville, une ville au nord de Paris, avec ma femme, Svatska, et mon fils, Raul.

Ils sont morts tous les deux.

En décembre, y'a eu une épidémie. Au début, on pensait à une grippe particulièrement féroce. Les gens toussaient, et crachaient du sang. Ils avait la chiasse, ils ne controlaient rien. Ca durait deux jours, puis, ils devenaient ce que j'appele un chasseur.

On pensait que ca se finirait. Mais les rares à ne pas avoir été infecté par le virus aéroporté, finissait infectés par les griffures et les morsures des chasseurs. Sauf moi. J'ai été mordu, griffé, mais j'ai rien eu. Je suis encore la. Immunisé.

Pourquoi? Qu'est ce que j'en sais. J'suis pas médecin. Ca a commencé aux Etats Unis. Ca s'est propagé à l'Asie, l'Afrique, et l'Europe, quelques jours après que le virus ait frappé. Ca venait de New York. Enfoirés de ricains. Y'en a plein qui pensaient, ils ont pas pensés très longtemps, que c'était une création de l'homme. Encore une fois, j'en sais rien, de toute façon, je veux pas savoir.

Les chasseurs. Ils sont spéciaux ces gars la. Ils ont un comportement des plus primitifs. Ils cherchent à bouffer. Ils mangent des chiens, des chats, des rats, et des humains, ils mangeaient, quand ils en trouvaient. Maintenant, ils se bouffent entre eux parfois. Faut dire qu'ils mangent beaucoup.

Ils courrent vite, et ne sentent plus la douleur. Plus du tout. Tu peux tirer dessus, si tu pètes pas un truc necessaire a la survie directe, la tête, le meilleur choix, ils continueront à courrir pour te bouffer. Ils crèveront plus tard, mais ils s'en foutent.

Ils se baladent en meute, mais garde un certain espace entre eux. En ce moment, à Franconville, y'en à environ une dizaine de millier. Certains partent, d'autres viennent. A la campagne, ca doit être plus viable.

Ils voient rien à travers une vitre. Je sais foutrement pas pourquoi. Mais tu peux baisser ton futal et chier devant eux, ils disent rien, ils voient rien, si y'a une vitre entre eux et toi. Plutôt marrant à faire, je conseille. Ils sont sensibles à la lumière par contre. Même à travers une vitre. Et ca les attire comme des mouches sur une merde.

J'vois pas trop quoi dire de plus sur eux. De toute façon, vous le savez déjà je pense.

J'vais vous parler de mes journées alors.

Je me lève à seize heure. Je sais, c'est tard, mais vous allez comprendre pourquoi.

Je monte sur le toit, en passant par le grenier, avec une paire de jumelle, et mon fusil de chasse. j'ai monté une lunette dessus, plus sympa comme ca.

Et je regarde, j'observe. Je vis dans une très grande maison, un peu à l'écart. Les murs sont hauts, très hauts, et le jardin immense. Le plus gros avantage, c'est aussi les barreaux aux fenetres sur premier étage, et le fait qu'il y ait des volets en métal bien épais à toutes les fenetre de la baraque. On s'y sent vraiment en sécurité.

Je les compte, regarde ou ils trainent, combien ils sont. Si y'en à trop prêt de chez moi, alors je l'allume. Peut être qu'ils finiront par comprendre qu'ici, c'est chez moi, et que c'est dangereux d'y vivre pour eux. A mon avis, ils n'y pensent même pas.

Selon le nombre qu'ils sont, et les mouvements, je décide de mon occupation. J'en ai cinq.

La première, c'est choper de l'essence en sifflant les réservoirs de voiture. J'ai du courant, vive les groupe electrogènes, mais faut quand même le recharger régulièrement.

La deuxième, c'est la bouffe. Pour ca, je prend la voiture, et je roule doucement, les phares éteints. Je prend que des conserves, y'a que ca qui se garde. Et l'eau aussi. Je me lave presque pas, juste les dents, et je me rase les cheveux pour pas avoir à les laver. J'économise.

La troisième, c'est les munitions. La, j'en ai pour toute la nuit. Je file dans la base militaire de Taverny, vide, et je me sers pour les trois famas que j'ai. Ensuite, c'est les armuries du coin, dieu sait que y'en à vraiment pas beaucoup, pour le fusil de chasse à lunette, et le colt. Ca aussi c'est en voiture.

La quatrième, c'est l'alcool et les clopes. Je fume beaucoup depuis tout ca, et je bois beaucoup aussi. Ca remonte le moral, et ca aide vachement.

La cinquième, c'est quand je manque de rien, et que y'a pas beaucoup de chasseurs dans le coin. Alors, c'est moi qui chasse.

Ca aussi, ca me fait un bien fou. J'en tue une bonne vingtaine, de loin de préference, puis je change de place, et je recommence. Puis je rentre.

Je fais ca que la nuit. Ils voient bien moins bien, font moins attention ou dorment. Ils dorment très peu, mais quand même.

A dix neuf heure, je mange. Parceque j'ai faim. Je termine à trente, et je me sers mon premier verre. Je remonte, et jusqu'a vingt et une heure, j'observe. Puis, je sors.

Je ne reviens jamais avant trois ou quatre heures du matin. Je change souvent de véhicule, et je pend jamais les même chemin pour rentrer chez moi. Je pense pas qu'ils reflechissent à ce genre de détail, mais franchement, je prend pas le risque.

Et ca m'occupe, ca me maintient eveillé, conscient, ca m'oblige à toujours être sur mes gardes. Comme ca, je survis.

Je sais même pas pourquoi je cherche à vivre. Avec les armes que j'ai, je pourrais prendre un malin plaisir à m'en foutre une dans le crâne. Mais j'ai pas vraiment envi.

Puis, je rentre. Je vérifie que tout est en ordre, et je bois jusqu'a oublier mon propre nom.

Voila mon quotidien, voila ma vie. J'avais encore jamais écris dans un journal, je voyais aucun interet à cette occupation de merde, pour gays frustré ou pucelle adolescente boutoneuse.

Maintenant, j'en vois un.

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